ITON SEINE une référence

avec M. Smeeckaert, directeur général adjoint, devant la prochaine "fournée" de 70 tonnes de ferraille

J’ai eu l’occasion jeudi dernier de visiter l’usine ITON SEINE à Bonnières, guidé par M. Marco POZZI, directeur général et par M. SMEECKAERT, directeur général adjoint.

Une très belle activité qui touche au développement durable puisque ‘on y fabrique du fer à béton uniquement à partir de ferrailles recyclées et qu’on peut valoriser le laitier, un sous produit, dans les travaux routiers notamment. Un établissement remarquable qui a investi de manière continue et importante sur la sécurité des personnels, une préoccupation prioritaire quand on sait que les bâtiments abritent des fours électriques à arc pour fondre et liquéfier la ferraille avant de l’envoyer dans des chaines de laminage. Postes de pilotage et de commande déportés, automates et même un bulldozer piloté à distance sont au service de cette démarche constante de sécurité. Cet établissement a aussi le respect des contraintes de voisinage en concertant avec les associations de riverains et en réduisant les bruits de manière efficace. L’effectif de l’entreprise, qui compte de l’ordre de 225 employés, a misé sur les jeunes qui peuvent aussi s’appuyer sur quelques agents expérimentés qui accumulent plus de 30 ans de maison en facilitant ainsi le transfert de savoir faire et en développant un important effort de formation.

Un grand bravo à l’ensemble de l’équipe dirigeante de ITON SEINE et de ses employés.

Sur ces bases, ITON SEINE produit prés de 350 000 tonnes de fers à béton par an. C’est à dire qu’en matière de fret, le site accueille chaque année près de 400 000 tonnes de ferraille et réexpédie près de 400000 tonnes de produits finis et de « laitier ».

Pouvant malheureusement de moins en moins compter sur la voie ferrée, qui ne représente plus que 10% de son fret, ITON SEINE a investi dans un quai de déchargement Seine qui permet au fret fluvial de contribuer à réduire la noria de camions à prés de 250 camions par jour. Il faudra bien que le fret soit pris en compte de manière conséquente du Schéma Directeur Ile de France au niveau de la Région Ile de France. On ne peut rêver d’un nouveau port fluvial  à Achéres sans prendre en compte et accepter les liaisons routières  de distribution.

Il faut se réjouir que le Conseil Général des Yvelines, qui a adopté une charte pour des infrastructures routières éco-responsables, encourage l’économie de granulats, la réutilisation de laitiers dans la constitution des chaussées.

ITON SEINE montre que notre département peut accueillir encore de l’industrie lourde. Il faut que l’ensemble des pouvoirs publics soient attentifs aux problèmes qui peuvent se poser à de telles entreprises. La détérioration du transport de fret par voie ferrée, la possibilité de mieux réutiliser le laitier dans des chantiers régionaux sont parmi les points qui méritent une attention particulière des pouvoirs publics. La bonne cohabitation avec habitants et riverains fera le reste.

Cette entreprise du Groupe italien RIVA montre aussi que la délocalisation n’est pas inévitable, qu’on n’est pas obligé de laisser partir nos ferrailles en Chine pour nourrir son effort de construction, qu’on peut en les traitant sur place alimenter dans les meilleures conditions les chantiers franciliens , et enfin qu’il est toujours possible de produire français y compris dans l’industrie lourde. Le Groupe RIVA possède un établissement équivalent à Gargenville et de nombreux autres établissements en France.