La coopération avec le Mali au ralenti

la coopération entre le département et le Mali continue, mais elle se fera à distance jusqu’à nouvel ordre. « Les événements interdisent tout déplacement là-bas pour le moment mais il n’est pas question de laisser tomber ces populations », a indiqué Jean-Marie Tétart, vice-président (UMP) chargé de la coopération décentralisée, hier matin en séance. Une situation politique incertaine Les élus du département ont néanmoins tenu à envoyer « un message fort de solidarité » aux Maliens en formalisant des conventions-cadres de coopération avec deux collectivités de ce pays d’Afrique de l’Ouest en

proie à de graves troubles depuis plusieurs semaines. Si le calme semble revenu à Bamako, la capitale, Tombouctou, au nord, est toujours aux mains d’une coalition de rebelles touaregs et de membres d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique). Le département aidera au financement d’aménagements nécessaires au développement de l’irrigation en faveur du Cercle (l’équivalent d’un département) de Kolokani. Les habitants du Cercle de Kadiolo recevront une aide en faveur de la jeunesse. « Nous souhaitons accompagner notamment les jeunes déscolarisés et les jeunes mères afin de faciliter leur insertion professionnelle », détaille Jean-Marie Tétart. Et de préciser : « Il sera évidemment nécessaire d’engager de nouvelles missions de terrain afin de préciser ces actions. Missions qui, dans le contexte particulier actuel, ne peuvent être programmées, du moins à court terme. » Sur le plan financier, le montant des engagements s’inscrira dans le cadre habituel qui a fixé l’aide à 1 € net par habitant pour chacune des opérations de coopération.

Source : www.leparisien.fr