Chut, des enfants travaillent!

Durant cette campagne présidentielle, on parle beaucoup de délocalisations, de coût du travail en France, de l’arrivée des pays émergents sur les marchés internationaux mais on parle finalement peu du dumping social et environnemental que portent la plupart des pays en développement ou émergents

Nous avons raison de vouloir diminuer chez nous le coût du travail et d’augmenter la vigilance environnementale si dans le même temps on s’organise pour que le
coût du travail progresse chez eux par une augmentation des salaires et qu’ils s’obligent à un respect minimal de l’environnement au risque dans le cas contraire que leur croissance accélérée soit sans lendemain.

 

Aller progressivement vers des conditions de réciprocité du commerce international chère au Président Sarkozy, c’est aussi s’assurer que l’on n’exploite pas le travail des enfants.

Les grandes multinationales ont commencé à introduire cette vigilance dans l’agrément de leurs fournisseurs et sous traitants. Il faut que la commande publique s’en assure aussi, pas seulement dans
les niches du commerce équitable mais dans toute transaction. Il ne s’agit là que de veiller à respecter le droit des enfants adopté par la communauté internationale.

 

Il faut sans doute le faire progressivement car ces enfants participent aussi à la survie de leur famille et il faut trouver des revenus de substitution mais dans bien
des cas ces enfants sont encondition d’esclavage.

Au cours de mes nombreux voyages, j’ai eu à voir ces enfants au travail, mais je les ai rarement photographiés par décence et tristesse.

Mais sur Internet j’ai découvert ce diaporama composé de photos de ces enfants au travail, photos d’une rare beauté d’enfants au regard si triste, aux mains de vieillards, aux visages talqués de poussière, aux poumons …

Je pense que l’engagement politique peut encore changer les choses, pas par les grandes révolutions dont l’histoire a montré combien d’exploitation d’êtres humains, de misères, de bannissements elles avaient portés.

 

Elles peuvent le changer par l’aide au développement, les conditionnalités dans les échanges

internationaux, l’achat des produits du
tiers monde à un prix juste, etc.  Peut être une part d’utopie mais elle est
l’indispensable carburant de  mon engagement politique !