L’agriculture, nouvelle vache à lait fiscale?

Lors du débat sur le budget agriculture 2013, je suis intervenu pour interroger le Ministre de l’Agriculture sur les conditions dans lesquelles il proposait de renforcer la Taxe générale sur les activités polluantes, la TGAP Air !

On le sait maintenant, sur tous les sujets le gouvernement double, triple, quintuple les taxes, les amendes, les redevances ! Et quand il ne les multiplie pas, il baisse les seuils à partir desquels ils s’appliquent !

Mais pour mieux faire passer les choses, il qualifie alors ces taxes « d’environnementales » !

Ce cocktail caricatural est réuni avec ces TGAP Air.

C’est pourquoi, j’ai demandé au Ministre de l’Agriculture pourquoi il proposait de tripler le taux de la taxe sur les émissions d’oxydes d’azote, etc. alors même que dans certains circonstances climatiques les agriculteurs n’ont pas d’autres moyens que d’y recourir ! Et pourquoi alors l’argent ainsi collecté n’était-il pas affecté à un budget de mise au point de techniques alternatives plutôt que de venir dans le budget général ? C’est cela le sens d’une fiscalité environnementale !

De la même manière, le seuil d’assujettissement à la taxe sur l’émission de poussière est passé de 50 à 5 tonnes de poussières en suspension. Toutes les coopératives céréalières et leurs silos seront alors assujettis ! N’aurait il pas mieux valu donner un délai aux coopératives pour valoriser ces poussières de paille en combustible et autres produits recyclables !

Mais le gouvernement peut il tuer une poule aux œufs d’or ? L’environnement attendra !

C’est en tout cas ce que j’ai retenu de la réponse du Ministre LEFOLL. Avec le temps, il apparait que son aisance oratoire lui permet souvent l’esquive et la dilution des problèmes posés ! Les agriculteurs apprécieront !