Médicaments et solidarités

Depuis le 1er janvier 2009, la loi interdit l’exportation de médicaments non utilisés (MNU) à des fins humanitaires. Ceci avait pour but de lutter contre de mauvaises pratiques en matière de dons de médicaments et a certainement permis de renforcer les politiques pharmaceutiques nationales des pays en développement et de concentrer l’envoi de médicaments neufs sur les médicaments essentiels.
Mais pour les ONG et collectivités françaises, le coût du don de médicaments a été multiplié par trois à quatre. A budget constant l’effort de solidarité s’est donc considérablement réduit.

Par ailleurs la notion même de MNU reste floue. Dans les volumes annuels de MNU se retrouvent des médicaments non ouverts dont les dates de péremption sont encore lointaines. Ils sont pourtant détruits avec les autres ! En appui à des associations yvelinoises, je viens d’intervenir auprès de Marissol TOURAINE et de Pascal CANFIN pour leur demander que ces médicaments neufs non ouverts et à date de péremption lointaine soient exclus de l’interdiction de 2009.

Une mesure de bons sens compatible avec les exigences de solidarité, de renforcement des pratiques nationales de santé, avec les principes de durabilité et de non gaspillage !