Un nouveau patron pour le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) ! Jean Yves LE GALL

Le Président Sarkozy a créé le principe d’une audition par l’Assemblée et le Sénat de tout candidat pressenti par le Gouvernement pour occuper la responsabilité des grandes entreprises et établissements publics. Ceci doit permettre d’éviter des nominations d’aubaine ou de copinage.

Jean Yves LEGALL
Jean Yves LE GALL

C’est dans ce cadre que la Commission des affaires économiques a audité Jean Yves LE GALL pressenti pour occuper la Présidence du CNES. Directeur général de Arianespace, ayant fait sa carrière entière dans le secteur aérospatial, Jean Yves LE GALL était évidemment le candidat idéal pour le CNES.

L’audition était davantage l’occasion de l’interroger sur l’avenir de la coopération européenne dans le domaine du spatial, de l’évolution de notre fusée Ariane, de celle des autres pays pouvant prétendre à la souveraineté spatiale, etc. C’est ce que j’ai fait au nom du groupe UMP. Le secteur spatial est un de ceux dans lequel je m’implique en tant que député car je le considère essentiel pour notre pays. La souveraineté spatiale est essentielle à notre défense mais aussi à tous les secteurs de l’économie. Le secteur spatial est aussi essentiel pour notre 9ème circonscription des Yvelines qui abrite aux Mureaux, l’entreprise ASTRIUM.

Le 7 février dernier, Arianespace réussit le 54e lancement d’affilée d’Ariane 5 qui a, depuis le Centre spatial guyanais de Kourou, placé deux satellites en orbite géostationnaire confirmant une nouvelle fois sa fiabilité.

Depuis Kourou, on peut lancer toutes les catégories de satellites parce qu’on y dispose de Ariane mais aussi de Soyouz et de Véga.

Qu’on ne s’y trompe pas, cette suprématie et cette souveraienté européenne sont avant tout à mettre au crédit de la France qui finance annuellement près de 180 millions d’euros, soit 76% du budget européen consacré au transport spatial, 19 autres pays de l’Agence spatiale européenne se partageant le solde. La France assure aussi, comme le soulignait récemment la Cour des comptes, 60 % des 20 millions du coût d’exploitation à chaque tir d’Ariane 5!

La dernière réunion interministérielle de Naples fin 2012 a permis d’assurer pour 2013 et 2014 le financement des études devant permettre de faire évoluer Ariane 5 et de préciser la faisabilité, le coût et le calendrier de réalisation d’Ariane 6.

Mais c’est l’interministérielle de l’espace de 2014 qui permettra de vérifier si les européens seront au rendez vous de la solidarité de financement pour garder cette suprématie spatiale alors même que les concurrents russes et américains et les émergents comme la Chine, l’Inde et peut être un jour le Brésil sont bien décidés à la briser.

Je ne peux imaginer qu’Ariane 6 ne soit pas au rendez vous de 2020. La grande aventure spatiale française que l’on doit au Général de Gaulle serait alors en grand péril. Et c’est pourtant l’un des secteurs qui peut permettre à la vieille Europe de rester dans la course, celle de l’innovation, de la recherche, des techniques de pointe, de rester indispensable au reste du Monde. Ariane 6 devra voler en 2020 même si c’est au prix d’un investissement français prédominant !

Jean Yves LE GALL a bénéficié d’un avis favorable unanime de l’Assemblée et du Sénat. Il jouera un rôle capital dans cette évolution. Nous lui faisons confiance.