Une bonne filière agroalimentaire passe par le soutien aux producteurs, premier maillon de la filière

Dans le cadre de ses auditions régulières, la commission des affaires économiques a reçu Guillaume GAROT, secrétaire d’Etat chargé de l’agroalimentaire, qui prépare un projet de loi sur la protection des consommateurs, qui pourrait aussi  le conduire à faire évoluer la loi de modernisation de l’économie.

Dans mon intervention, j’ai d’abord rappelé qu’une bonne filière agro-alimentaire commence par de bons producteurs qu’il faut respecter  en sécurisant la productivité et la rentabilité de leurs exploitations.

Ils ne doivent pas être notamment la variable d’ajustement des grandes centrales d’achat et de la grande distribution. Si les circuits courts doivent bien sûr être encouragés et soutenus, il faut aussi permettre aux producteurs de répercuter leurs charges d’exploitation sur les prix à la production ! Il faut aussi permettre de répercuter la volatilité du cours des matières premières dans le prix des produits payés aux producteurs de la filière animale.

Commission des Affaires économiques : audition de Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l’agroalimentaire 

M. Jean-Marie Tetart. Je me réjouis d’apprendre que la question de la volatilité des prix sera prise en compte dans le cadre de la révision de la loi LME. Mais qu’en est-il de la répercussion des charges d’exploitation sur les prix de production ? Les producteurs se situant en amont de toutes les filières agroalimentaires, il convient d’assurer la stabilité de leurs ressources économiques, sans quoi les secteurs placés en aval risquent également de pâtir de leurs difficultés.

S’agissant des circuits courts, vous avez annoncé des initiatives en matière de commande publique et de formation. Des efforts seront-ils également réalisés en faveur des installations de conditionnement, qu’il s’agisse de la viande, des fruits ou des légumes ?

M. le Ministre délégué. (…)Les dispositions du projet de loi sur la consommation visant à modifier la loi LME ne prévoient pas, à ce stade, la prise en compte des charges d’exploitation. Toutefois, rien n’empêche les parlementaires de proposer des amendements sur ce point.