Le développement économique des bourgs de la frange francilienne sacrifiées pour le financement du Grand Paris?

Entreprises et collectivités locales de la frange francilienne subissent de plein fouet les incohérences que partagent aujourd’hui ensemble Région, STIF et Gouvernement.

D’un coté, le STIF recommande avec pertinence de développer des bourgs aux limites de l’Ile de France pour y fixer emplois et services. De l’autre, avec les taxes et redevances « bureau » pour financer le métro automatique du Grand Paris, avec le versement transport pour financer les transports en Ile de France, le gouvernement, la Région et le STIF font un prélèvement auprès de nos entreprises hors de proportion avec les services qui leur sont rendus ainsi qu’à leurs employés en matière de transport. Résultat: certains entrepreneurs préfèrent aller en Eure et Loir  ou renoncer à leurs projets d’extension.

J’ ai demandé au Ministre du Budget d’envisager de faire évoluer cette situation. Il m’a fait répondre par Mme la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger (qui a lu la réponse) qu’il ne voyait rien d’anormal à tout cela! Sophie Primas avait déjà obtenu une réponse de même type au Sénat. Notons simplement que le Ministre prend acte qu’une évolution du mode de calcul de la taxe bureau pourrait être imaginée. Mais quand?

Je pense que nos collectivités et nos entreprises de la partie ouest des Yvelines ne l’entendent pas de la même manière! Elles ne voudront pas être les pigeons du Grand Paris. C’est en tout cas l’avis de l’APHIE, l’association des industriels du Pays Houdanais.

Et si collectivités et industriels de la frange francilienne réagissaient ensemble!   

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