Quand les pancartes fleurissent dans nos campagnes…

Elles sont belles, vallonnées, boisées, chaudes des champs de blé, frémissantes des feuilles d’automne, immobiles des gelées matinales… Au loin, le bourg ; au détour d’un virage le clocher ; une route qui serpente, mystérieuse et c’est l’aventure…. Et, alors que nos pensées pourraient vagabonder, elles sont happées par la multitude de pré-enseignes qui s’installent à l’entrée de nos villes ou à la sortie ou bien encore dans les champs.

Disparates, inesthétiques, elles peuvent aussi être dangereuses et masquer les dangers de la route.

Du cadre bucolique et presque poétique, nous voilà heurtés par la réalité de la société de consommation et étouffés par tant de pollution visuelle.

Car les règlements locaux de publicité ne permettent pas aux maires, qui souhaiteraient encadrer très strictement la publicité dans leur commune, de régler la question. La dérogation automatique dont bénéficient les préenseignes jusqu’en 2015 empêche tout règlement local contraignant à leur encontre.

C’est la raison pour laquelle j’ai déposé une question écrite sur le Bureau de l’Assemblée nationale pour connaître les intentions du gouvernement sur ce dossier et pour demande s’il pouvait être envisagé d’accélérer l’interdiction de cet affichage.

Question écrite

M. Jean-Marie Tétart attire l’attention de monsieur Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie sur la pollution visuelle que constitue la publicité, notamment les préenseignes, dans les paysages ruraux hors agglomération.

La création du code de l’environnement en 2004 devait permettre une simplification et une meilleure lisibilité des règles ayant trait à la publicité et aux affichages dans l’espace public. Modifiées en janvier 2012, ces règles entendent aller plus loin dans la protection de notre patrimoine paysager, chacun peut s’en réjouir.

Pourtant, aujourd’hui encore, à l’approche de chaque village, à l’entrée de toutes les villes dans nos campagnes, c’est une débauche de couleurs, de panneaux qui gâche littéralement le paysage des habitants qui y vivent. En plus de constituer une pollution visuelle indéniable, ces dispositifs sont aussi dangereux pour la sécurité routière, distrayant les conducteurs et cachant parfois la route au creux d’un tournant …

Pourtant, les règlements locaux de publicité ne permettent pas aux maires souhaitant encadrer très strictement la publicité dans leur commune de régler la question. La  dérogation automatique dont bénéficient les préenseignes jusqu’en 2015 empêche tout règlement local contraignant à leur encontre.

Il serait intéressant de permettre aux élus locaux d’aller plus vite que la contrainte nationale car 2015 paraît bien loin pour les habitants qui subissent ces affichages.

Il lui demande donc quelles mesures concrètes il entend prendre pour permettre aux maires d’accélérer cette interdiction et comment il entend communiquer plus efficacement auprès des élus locaux sur la nouvelle législation qui se met progressivement en place.

> Suivi de la question / réponse