Routes nationales: la biodiversité a bon dos !

Nous sommes en mi septembre et certaines routes nationales n’ont pas encore vu le passage d’aucune épareuse ou lame de fauchage.

Soit, beaucoup de gestionnaires routiers ont adopté de nouvelles attitudes pour une route écoresponsable mais il n’ y pas photo, dans ce domaines, c’est bien l’Etat qui est le plus vertueux dans ce domaine.

Le Département, par exemple, fait une première coupe tardive en fin mai début juin et seulement sur un mètre de large partout où la sécurité n’exige pas plus (visibilité) puis coupe tout fin juillet lorsque floraison, graines et nidification ont eu lieu. Elle veille  cependant par des interventions ponctuelles à ne pas permettre la prolifération des chardons!

Mais l’Etat ne fait pas de quartiers: sur la RN 12 par exemple, il n’a encore rien tondu, ni fauché, ni débroussaillé.

Perdues les belles plantations arbustives et florales plantées il y a une vingtaine d’années entre les barrières de sécurité de l’espace central et qui avait conduit à l’attribution d’un label « Ruban Vert  » ou quelque chose comme cela! Elles sont aujourd’hui enchevêtrées dans des ronces, des chardons, des orties! Pas d’autres solutions aujourd’hui que de tout arracher si bien sur il reste des crédits pour le faire!

La végétation est même passée de l’autre coté des barrières de sécurité et à certains endroits, on les touche avec la carrosserie! Mais d’un autre coté, elles cachent aussi toutes les barrières déformées par des chocs et qu’on a pas réparées. Elles arrivent à  cacher certains plots blancs et rouges qui signalent pendant des mois des barrières endommagées alors qu’il y a quelques années elles étaient réparées régulièrement. Progressivement, il ne restera que quelques barrières saines entre des linéaires de plots blancs et rouges. Au lieu d’être de « sécurité », ces barrières deviennent « d’insécurité »: elles ne jouent plus leur rôle d’amortisseur et laissent dépasser un pied de fixation par là, une tôle tordue ailleurs, autant d’éléments qui pourraient être fatal à des deux roues qui feraient une sortie de route!

Et que dire de cette suite de panneaux qui restent des mois à avertir « Trous en formation », « marquage effacé », etc, . Et sans doute, que les gestionnaires de la sécurité routière sur route nationale comptent plus sur le développement des smartphones pour l’assistance aux usagers que sur les bornes d’appels qui ne sont que rarement réparées, en tout cas pas dans des délais compatibles avec les exigences de continuité de service public et de sécurité.

Mais sans doute que dans le cadre des économies budgétaires de l’Etat, pense t’on à une nouvelle tranche de transfert de routes nationales aux départements? Peut être mais en attendant que l’Etat les entretiennent, que l’Etat les garde en état!