Inauguration du Lycée d’Anèho-Glidji au Togo

Le Lycée technique et de formation professionnelle d’ANEHO au Togo a été inauguré le 29 janvier. Il accueille déjà  deux classes de 30 élèves, niveau BEPC, dans les deux filières enseignées sur un cycle de trois ans, la maintenance microinformatique et l’électrotechnique.

Ce lycée technique est le résultat d’un engagement sans faille de nombreux acteurs des Yvelines. Le Conseil général bien sur qui l’a financé à hauteur de 600000 € sur deux ans, aux yvelinois bénéficiaires du RSA qui sont allés là-bas pendant six mois fabriquer 300 000 briques. Les lycées techniques des Yvelines, au premier rang desquels le Lycée Jules Ferry de Versailles qui a lancé une collecte de matériel d’enseignement auprès des autres lycées franciliens, à ses élèves  qui ont révisé ce matériel,  l’ont réceptionné sur place pendant que les professeurs formaient leurs homologues de ANEHO à l’utilisation des matériels fournis et aux modules d’apprentissage. Les ONG de ressortissants d’origine togolaise en Yvelines comme Merveilles du Togo qui ont fourni différentes aides matérielles ou financières. Il est aussi le résultat de l’appui des autorités togolaises et particulièrement de l’engagement sans faille de mon ami Patrice Ayivi.

Un très beau lycée d’une belle architecture, avec des matériaux locaux, mais surtout avec un équipement qui doit permettre à l’enseignement de diplômés qualifiés professionnellement directement utilisables par le marché local de l’emploi.

Comme l’a souligné le Ministre Togolais de l’industrie et de la formation professionnelle, c’est certainement le plus beau des sept lycées techniques du pays et ce sera sans doute le plus performant.

Mais pour qu’il le soit, il faudra que ce lycée soit entretenu, que les équipements et les consommables soient renouvelés et on ne peut pas compter sur les seules dotations de l’Etat togolais. Pour que les élèves soient performants professionnellement il faut que leur enseignement repose aussi sur l’apprentissage.

Nous avons donc proposé la création d’un comité de gestion du lycée lui associant des industriels togolais qui ont besoin des métiers qui y sont enseignés. Ces industriels s’engageront sur plusieurs points :

  • préciser leurs besoins de formation dans les deux filières enseignées
  • engager leurs ingénieurs dans l’enseignement du lycée
  • prendre des élèves en apprentissage
  • embaucher les diplômés

Et surtout utiliser, pendant les périodes de vacances, le lycée et ses installations pour la formation continue de leurs employés et cela contre rémunération des prestations offertes. Ce sont ces recettes qui permettront de financer le fonctionnement du lycée.

Il reste à construire les bâtiments pour une troisième filière de formation. Le Ministère Français de la coopération n’a pas honoré la promesse de financement que le gouvernement précédent avait formulée. Je me suis donc retourné vers le Président de la République Togolais que j’ai rencontré en Novembre à Paris et qui s’est engagé à un cofinancement national.

Ce lycée est une promesse d’avenir pour l’éducation, pour le développement, pour que la jeunesse du Togo puisse s’épanouir au Togo.

Je suis heureux, avec mon équipe du Conseil général et tous nos partenaires, de l’avoir permis. Les Yvelines sont vraiment des partenaires du développement.

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