Le changement, c’est de nouveau maintenant, avec les mêmes, ceux qui ont la responsabilité de l’échec de ces deux dernières années

Mardi prochain, le nouveau Premier Ministre, Manuel Valls, prononcera une déclaration de politique générale qui sera suivie d’un vote solennel.

La déroute des municipales est un véritable cri de semonce des Français qui crient leur colère face à François Hollande. La colère des Français qui ne lui avaient pas fait confiance bien sûr, mais aussi celle de ceux qui avaient cru qu’il changerait leur vie. Il les a trompés en baissant leur pouvoir d’achat, leur retraite, en augmentant le chômage, en diminuant la construction de logements sociaux, en méprisant l’entreprise, en dégradant la sécurité par des évolutions laxistes des lois pénales.

En deux ans, en dépit de ses engagements militaires, il a dégradé l’image de la France dans le monde et il perd progressivement la confiance de l’Europe en ne tenant pas ses engagements de réduction du déficit budgétaire de notre pays. Mais pire encore, il a uni contre lui toutes les grandes religions, des juifs aux musulmans et aux catholiques, contre ses réformes sociétales qui sapent la famille, qui changent les références de la société, qui veulent confier à l’éducation publique le formatage de l’enfant ….

Les Français ont aussi pris conscience que les « Moi, Président … »  de sa campagne électorale n’étaient que des formules de bateleur d’estrades qui ne résistaient pas à l’épreuve du pouvoir !

Alors François Hollande a tout de suite réagi à cette colère en disant qu’il l’avait comprise et qu’il allait sans délai nommer un nouveau Premier Ministre avec un gouvernement de combat et resserré.

Manuel Valls est choisi parce que c’est le plus présentable dans le gouvernement sortant par ses responsabilités de Ministre de l’Intérieur dont l’image tient plus à son tempérament et sa façon d’être qu’à ses résultats en matière de sécurité.

Il est aussi plus présentable parce qu’il a pu critiquer les 35 heures ou dire du bien de la TVA sociale ou paraître plus libéral que ses collègues socialistes ou écolos.

Mais ce n’est pas lui qui définit la politique de la France, il fera sa déclaration en fonction de ce qui lui autorise le Président et du rapport des forces au sein de la gauche au Parlement.

Et avec qui va-t-il faire cette nouvelle politique ? Avec ses mêmes collègues qu’avant, Michel Sapin qui n’est jamais arrivé à stopper la courbe du chômage même pas en la dopant par des emplois d’avenir, Arnaud Montebourg dont on connaît l’aversion pour l’Europe et pour l’Allemagne, Christiane Taubira à qui il a dit tous ses désaccords.

Le changement, c’est donc de nouveau maintenant, avec les mêmes, ceux qui ont la responsabilité de l’échec de ses deux dernières années.  Mais cette fois ci, ce n’est pas l’héritage de Nicolas Sarkozy qu’il faudra invoquer pour justifier ses échecs sur le déficit, l’emploi, la balance commerciale. C’est bien l’héritage Hollande/Ayrault qu’il faudra fustiger !