Le paradoxe des élections européennes du 25 mai

Céline Dumoulin, Jean-marie Tétart, Sophie Primas avec les jeunes UMP et Blanche Guibert en tractage au marché de Bonnières
Céline Dumoulin, Jean-marie Tétart, Sophie Primas avec les jeunes UMP et Blanche Guibert en tractage au marché de Bonnières

Quel paradoxe ! Le 25 mai, nous connaîtrons peut être une abstention record pour les élections européennes alors qu’elles sont peut-être de celles qui conditionnent le plus le sort et l’avenir des pays qui composent l’Europe et des citoyens qui y demeurent.

Quel paradoxe de constater que  la campagne des européennes est devenu le fonds de commerce des partis extrémistes et populistes pour conforter leurs positions intérieures dans leurs pays respectifs.

Au lieu d’assumer une mondialisation irréversible dans laquelle les pays européens n’ont aucun avenir face aux Etas Unis, à la Chine, à l’Asie, ces formations sacrifient ce destin commun à construire, à leurs insuffisances de gestion pour les uns ou pour les autres à leur conquête cynique à tout prix du pouvoir sans illusion sur le réalisme de leurs propositions démagogiques.

Oui l’Europe est perfectible parce qu’elle doit prendre en compte ses erreurs, ses excès, parce qu’elle doit s’adapter à l’évolution du reste du monde, aux nouveaux rapports de force, aux exigences environnementales, à la nécessité de prendre en compte la particularité des territoires.  

Oui l’Europe doit reconnaître que l’instabilité du monde doit la conduire à revoir les accords de Schengen et sa politique d’immigration, Oui l’Europe doit réviser ses prétentions d’élargissement, Oui l’Europe doit aller vers une politique commune de défense et de la sécurité, Oui l’Europe doit assurer plus de justice dans ses échanges avec le reste du monde, Oui l’Europe doit se protéger en réservant une part des marchés publics à ses  entreprises, Oui, l’Europe doit au plus vite garantir la convergence fiscale et sociale protectrice de l’emploi en Europe. Oui l’Europe doit renforcer la politique agricole commune, Oui l’Europe doit se rassembler autour des enjeux énergétiques et environnementaux, Oui l’Europe doit garder l’Euro. Oui l’Europe doit revenir à l’essentiel quitte à agir en groupes à géométrie variable suivant les objectifs. L’Europe doit revenir à l’essentiel et se débarrasser de toutes ses compétences de détail qui la font détester par les habitants des pays membres

Oui l’Europe est perceptible et doit être débarrassée de ses dérives. Il faut alors lui assurer un leadership de gens qui y croient, comme le souhaite Nicolas Sarkozy.

Dans cette perspective, le parti et le gouvernement socialistes ne sont plus crédibles, ni aux yeux de l’Europe, ni à ceux des pays qui la composent tant sont grandes les contradictions entre les engagements qu’ils prennent à Bruxelles et leur traduction dans la politique intérieure française.

Les partis populistes, sur la question de l’Europe,  ne sont pas plus crédibles même aux yeux de leurs  électeurs qui exprimeront davantage un ras le bol vis-à-vis du gouvernement socialiste, du chômage, de l’insécurité, de l’immigration qu’un rejet explicite de l’Europe.

Le 25 mai, c’est l’UMP vers qui les européens convaincus mais réalistes doivent se  tourner.  

Une dernière occasion pour s’en convaincre en participant au débat avec Rachida DATI, candidate UMP aux européennes à 20 h 30 ce jeudi 22 mai, salle de l’Agora à Mantes la Jolie.

Une obligation aussi, celle de convaincre jusqu’à vendredi soir en distribuant nos tracts et jusqu’au dernier moment en dialoguant, en discutant.