Il y a du social dans le RSI !

Le 30 juin dernier, alors que la France disputait un match contre le Nigeria, nous étions rassemblés avec des commerçants et indépendants courageux et motivés pour évoquer leurs difficultés auprès du Président du Régime social des Indépendants, Gérard Quevillon et du président de la caisse RSI Ile-de-France Ouest, Bernard Noel.

rsiAprès une présentation rapide de l’historique du RSI (régime de sécurité sociale chargé de la protection sociale et de la retraite des commerçants et indépendants), M. Quevillon n’a pas cherché à cacher son agacement face à l’accumulation des problèmes du RSI. Prenant sa part dans la difficile mise en œuvre de la réforme de l’ISU (interlocuteur social unique) : difficultés managériales, rapprochement de systèmes informatiques différents, modes de calcul et de travail différents, baisse des crédits accordés par l’État, il a également souhaité mettre l’accent sur une partie méconnue de son régime de sécurité sociale obligatoire : sa partie sociale. J’ai moi aussi découvert que le RSI dispose d’un fonds d’aide social destiné à aider les artisans et les commerçants qui rencontrent des difficultés personnelles ou un obstacle temporaire, les empêchant de payer leurs cotisations. Étalement ou aide exceptionnelle ne remplacent pas bien sûr la saine gestion ou la rentabilité d’un commerce, certes, mais c’est une bonne nouvelle pour tous les commerçants dont la situation professionnelle, intimement liée à leur vie personnelle, est soumise à tous les aléas imprévisibles (divorce, perte d’un proche, maladie, accident, travaux exceptionnels ou catastrophe naturelle).

Les commerçants présents ont tenu à lui rappeler que le RSI continue à charrier son lot de situations kafkaïennes … Car derrière le RSI se cache deux entités bien distinctes : les caisses régionales du RSI et l’administration de l’Ursaff qui n’ont pas toujours des actions coordonnées. Or, celles-ci placent parfois les commerçants dans des situations impossibles où tous nous nous sentirions démunis.

Sans nier les difficultés, M. Quevillon a tenu à rappeler le travail énorme accompli ces dernières années pour changer ce constat : préparation du changement du mode de calcul des cotisations et passage à N-1 à compter du 1er janvier 2015, création d’une interface de gestion en temps réel par internet pour les comptables, suivi renforcé des incidents de paiements pour ne pas laisser s’accumuler les retards notamment chez les primodébiteurs, ouverture des droits avant résolution d’une situation de blocage en cas d’urgence, mise en place des 3648 (prestations et services) et 3698 (cotisations) …

Les échanges, très nourris, ont été l’occasion de rapprocher les adhérents et leurs élus du RSI, abordant au passage les situations les plus personnelles pour illustrer les difficultés quotidiennes. En plus de la Présidence du RSI qui a accepté de jouer le jeu d’une rencontre directe, je veux, pour conclure, remercier toutes les personnes qui nous ont rejoints pour cette réunion et leur dire que leurs deux parlementaires, Sophie Primas, qui m’avait fait le plaisir de sa présence, et moi même, seront toujours disposés à intervenir là où cela sera nécessaire.