Septembre, une rentrée pour sombrer ou pour retrouver l’espoir ? Je soutiendrai le retour de Nicolas Sarkozy.

plantuOn ne peut plus se contenter qu’à chaque 14 juillet, à chaque 1er janvier, un Président nous annonce un retournement, un rebond, une moindre progression du chômage, une espérance, une intuition.

On ne peut plus tolérer un Président et un gouvernement pour qui le redressement du pays passe par la reprise mondiale, par l’effort de restructuration des autres pays, par des exigences vis-à-vis de l’Europe, composée il faut le rappeler par d’autres nations qui, elles, ont fait les réformes et les sacrifices qu’il fallait.

On ne peut plus supporter que le Président de la France soit tantôt ce Monsieur Bricolage National ou tantôt comme le dessine Plantu dans Le Monde d’hier le Président de la France au Bois dormant prenant les Français pour des enfants naïfs à qui il promet de réveiller la France par des petits tours de magie. N’est pas magicien qui veut !

Non, le retournement ce n’est pas pour maintenant ! L’économie de notre pays enregistre six mois de suite de croissance nulle, alors au revoir l’objectif de 1% de croissance qui a été retenu dans la loi de finances 2014 pour assurer l’équilibre budgétaire. Adieu, la perspective de ramener le déficit de la France à 3.8% du PIB en 2014 ! Adieu le retour à l’emploi !

De bien mauvais signes pour 2015 ! Tous les moteurs de l’économie sont en panne. Ils le resteront avec un plan d’économie qui pénalisera l’investissement des collectivités locales, avec un impôt sur les sociétés en baisse, avec un secteur de la construction en chute libre, avec un pacte de responsabilité en échec, …

François Hollande et ses gouvernements Ayrault et Valls ont tout misé depuis 2012 sur une reprise de la demande européenne et particulièrement allemande, sur une reprise mondiale qui leur éviterait les réformes lourdes en France. Pourquoi pas mais encore fallait-il permettre à l’économie française d’être compétitive, lui faire confiance. Mais ils se sont réfugiés dans la stratégie du coucou opportuniste souhaitant faire son nid dans la reprise de la demande mondiale de consommation. Et pendant les deux premières années, le gouvernement s’est plus attaché aux réformes sociétales qu’aux réformes structurelles et à celles qui facilitent le travail et l’investissement. Rappelons-nous les heures supplémentaires, le jour de carence, l’augmentation des charges des entreprises, les débats sans fin sur la mesure de la pénibilité du travail !

Certes, une prise de conscience s’est faite ces derniers mois et quelques timides mesures en faveur de la flexibilité du droit du travail et en faveur de l’entreprise ont été adoptées mais elles ont été étouffées dans l’œuf par les frondeurs socialistes qui ont privilégié la relance de la consommation nationale par les baisses d’impôt sur les ménages les plus modestes, qui ont sanctionné les entreprises sans se demander si cette éventuelle relance de la consommation nationale ne bénéficierait pas d’abord à des entreprises étrangères plus compétitives. Notre capacité industrielle n’a-t-elle pas encore baissé de 4% depuis fin 2013.

Alors il y a urgence, les effets d’une trop faible inflation voire d’une récession va encore mettre en péril l’équilibre des finances publiques, car elle diminue les recettes fiscales et même sociales et elle neutralise les efforts de rigueur budgétaire. Mais elle freine aussi la croissance et augmente le chômage. Une inflation trop faible rend plus difficile le remboursement des emprunts pour les particuliers et ne les incitent pas à investir.

Bref la rentrée sera malheureusement difficile et il y a peu de chances que le gouvernement puisse réagir efficacement car il est prisonnier de ses frondeurs, des écologistes, du front de gauche, de la CGT, …

Et qu’a fait la droite pendant ces deux années d’opposition. En dépit des crises destructrices au sein de l’UMP, elles s’est opposée avec efficacité et nombre de projets des gouvernements socialistes ont pu être amendés, contrariés, modifiés par le travail parlementaire. Et quand ils n’ont pas pu l’être, faute de majorité, le conseil constitutionnel a souvent corrigé les aberrations votées, et le réalisme à postériori a quelquefois amené le gouvernement à faire voter des modificatifs aux textes votés quelques mois avant quand ce n’était pas leur suppression.

Oui l’opposition parlementaire a fait son travail en dépit de son faible effectif et j’en suis le témoin dans les domaines dans lesquels je suis investi comme le logement, la politique de la ville, l’agriculture ou l’aide au développement.

Mais a-t-elle défini avec réalisme ce qu’elle proposerait demain. L’annonce d’intentions comme un plan d’économie immédiat de 100 milliards d’euros doit être manié avec précaution car elle doit être précédée d’une étude minutieuse de ses effets pervers possibles. Il faudra certes des économies budgétaires immédiates mais surtout l’engagement immédiat des réformes structurelles libérant l’entreprise et l’emploi de leurs carcans administratifs, syndicaux, fiscaux, des réformes assurant l’équilibre des caisses de retraites, des comptes d’assurances maladie, des réformes n’accordant des droits et des solidarités qu’à ceux qui assument aussi leurs devoirs, des réformes renouvelant les critères de immigration comme l’ont fait avant nous le Canada et bien d’autres pays modernes et démocratiques.

Il faudra travailler à un nouveau modèle de régulation et de fonctionnement de la zone euro et travailler à un euro plus faible, à une convergence des politiques fiscales et sociales et européennes. Il faudra travailler à un renforcement de la politique énergétique nationale et européenne qui nous libère des dépendances vis-à-vis des pays du Golfe ou de la Russie et rendra notre industrie plus compétitive. Il faudra assumer la mondialisation comme une trajectoire incontournable en facilitant l’investissement français à l’étranger, en renforçant notre avance en termes de recherche dans bien des domaines, en renforçant notre diplomatie et notre engagement pour l’aide au développement, en se protégeant aussi.

Trois ans, pour s’y préparer, mais peut-être moins, si l’irresponsabilité du Gouvernement se confirme. Trois ans pour faire comprendre aux Français que ce sera le seul chemin, qu’il imposera des sacrifices par plus de travail, plus de remise en cause de rentes de situation ou d’avantages acquis ou reconduits sans contreparties pour la Nation. Trois ans pour faire comprendre que c’est aussi le seul chemin pour faire à nouveau rêver les générations suivantes, celles de nos enfants ou petits-enfants.

Mais qui pour conduire l’opposition vers cette reprise en main, cette ruée vers l’avenir !

Jean d’Ormesson rappelait, dans récent numéro du Journal du Dimanche, qu’après la victoire de François Hollande il avait indiqué les conditions qui rendraient possible le retour de Nicolas Sarkozy.

Un échec de Hollande, c’est fait !

Une crise au sein de l’UMP, c’est fait !

Un FN fort, c’est malheureusement en bonne voie !

Alors bienvenue Nicolas Sarkozy!

Je soutiendrai votre candidature à la présidence de l’UMP et avec vous nous préparerons 2017.

La France ne peut pas se payer une lutte interminable et destructrice des multiples prétendants à droite. Elle a besoin d’un rassemblement autour d’un homme d’énergie, d’expérience qui aura tiré toutes les leçons de son premier quinquennat mais aussi de l’échec de son successeur. Vous pourrez compter le moment venu sur la compétence et les talents de ces prétendants que vous avez formés en les nommant alors Ministres. Vous pourrez compter sur eux et sur de nouveaux talents pour former l’équipe France.

Je soutiendrai votre candidature à la présidence de l’UMP, mais n’est-elle pas naturelle?

Je la soutiendrai mais de grâce engagez-vous avec une équipe qui sera indemne de collusions d’intérêt et de liaisons dangereuses, une équipe solide parce que visionnaire, compétente et irréprochable. C’est cela aussi le fondement de l’engagement politique que ne démontre pas le parti socialiste. C’est cela qu’attendent les Français pour faire à nouveau confiance à la politique : vision, projet annoncé, engagement, capacité à maintenir le cap et intégrité collective.

Alors oui vous aurez le soutien de la majorité des militants UMP pour présider l’UMP et pour rassembler autour d’elle bien au-delà de ses rangs une majorité de Françaises et de Français pour remettre avec eux en 2017, ou avant,  la France sur le chemin d’un avenir pour ses enfants.

J’espère qu’une majorité de parlementaires des Yvelines puissent, comme dans d’autres départements, vous le dire dès maintenant.

Législatives 2017 pour la 9ème circonscription des Yvelines

Législatives 2017 pour la 9ème circonscription des Yvelines

Pour suivre ma campagne, inscrivez vous et recevez directement par mail toutes mes actualités.

Félicitations vous êtes abonnés !