Logement : en débat avec Cécile Duflot !

Lors des 9èmes journées de l’immobilier, j’étais intervenu pour dire que Cécile Duflot avait, par son attitude et sa loi ALUR, plombé le secteur du logement avec les conséquences que l’on connaît en matière d’emplois dans le secteur du bâtiment et en matière de chute du nombre de logements construits ou mis en chantier.

Je l’ai confirmé lors du débat avec Cécile Duflot dans l’émission « A l’écoute » de LCI/TF1 de ce week end. 

Les premières lois de Cécile Duflot, nous les avons votées : lutte contre les recours abusifs contre les permis de construire, libération du foncier public, simplification des dérogations aux règles d’urbanisme, etc.

Mais elle a tout gâché par sa loi ALUR, une  loi qui complexifie la procédure qui accompagne l’acte de louer ou de vendre, à l’opposé du choc de simplification administrative annoncé par le Président de la République.  Une loi qui déséquilibre le rapport entre propriétaires et locataires. Une loi qui décourage les investisseurs individuels qui achètent pour louer. Une loi, qui en encadrant les loyers, détériorera la qualité des prestations offertes dans les logements en location, en diminuant même la mise sur le marché des logements existants. Une  loi qui veut supprimer les cautions et garanties pour moraliser le secteur.

Au final, une loi de régulation et de moralisation des files d’attente pour avoir un logement, alors que dans le même temps, le nombre de logements construits annuellement est passé à 300 000 logements, ce qui ne s’est jamais vu !

Ce n’est pas une loi de moralisation qu’attendent les Français! ils attendent qu’on construise davantage et plus rapidement pour réduire le déficit de 1 million de logements que connaît actuellement notre pays. Ils attendent qu’on construise au bon endroit et à des prix accessibles. C’est cela qui fera baisser la tension en matière de logement!

Mais pendant deux ans, ce gouvernement a constamment changé les règles du jeu, qu’il s’agisse des plus-values, de la Tva, … mais il a surtout créé un climat de défiance en agitant le chiffon rouge de l’encadrement des loyers, la suppression des garanties et cautionnements. Il a fait fuir les investisseurs particuliers ou institutionnels voir vers d’autres champs d’activité.

C’est ce que, à longueur de débat, j’avais essayé de dire à Madame Duflot lors de la discussion de la loi ALUR.

Aujourd’hui, Manuel Valls nous donne raison. Il nous donne raison en supprimant l’encadrement des loyers en dehors de Paris et de certaines villes de gauche qui le souhaiteraient. Il nous donne raison en relançant des dispositifs d’incitation à construire que ce soit en élargissant le dispositif Duflot, en renforçant le dispositif d’aide à la primo accession, en facilitant la mise sur le marché des terrains à construire ! Autant de mesures que je suis prêt à voter si elles sont proposées. Mais Manuel Valls a t’il estimé le coût budgétaire de ces mesures. C’est en tout cas la réserve qu’à exprimée Cécile Duflot pendant ce débat.

Elle a raison : toute politique d’incitation fiscale, d’aide suppose des finances publiques saines et en équilibre. On en est loin !