Vote de confiance : le compte n’y est pas!

Valls ne s’est pas adressé aux Français, il a parlé aux frondeurs du PS.

-Il leur a prodigué une séance de calinothérapie : après le « J’aime les entreprises » le « J’aime la gauche ringarde »…
Il n’était pas utile qu’il le fasse. Les députés de gauche n’ont pas envie d’affronter le vote de défiance des électeurs après une dissolution de l’assemblée. Ils voteront donc à quelques voix près, un vote soigneusement préparé dans les couloirs.

Dans ces conditions, il aurait pu annoncer de vraies mesures courageuses pour le pays. Mais non, au contraire il a exposé une équation impossible: relancer l’économie, la compétitivité, réduire le déficit, relancer investissement et consommation…   sans toucher aux 35 heures, sans augmenter les impôts (on le comprend, ils l’ont déjà tellement fait), sans augmenter la TVA, sans toucher aux seuils sociaux, tout en désorganisant les collectivités locales par la réforme territoriale. Mais pas besoin de prix Nobel : il suffit de réduire les dotations aux communes et prendre quelques boucs émissaires comme les paramédicaux, les notaires, etc

Le compte n’y sera vraiment pas!