La loi Royal, beaucoup d’énergie pour rien !

Je suis intervenu dans la discussion générale préalable à l’examen de la loi pour la transition énergétique et la croissance verte. Procédure accélérée et temps programmé avaient été retenus par le Gouvernement pour passer ce texte à la hussarde en raison de son urgence, alors que cela fait deux années qu’il est en préparation !

C’est raté. Il ne sera sans doute pas examiné par le Sénat avant le premier trimestre 2015 et il y sera sans doute « étrillé » comme je l’ai annoncé à Mme Royal dans mon intervention. Il sera sans doute mis en échec par la commission mixte paritaire et sera alors soumis à une deuxième lecture à l’assemblée, ce qui n’était pas prévu !

Lors de cet examen à l’assemblée, le groupe UMP qui avait organisé, dans les derniers mois, une réflexion approfondie « L’autre débat » a dit son accord pour des engagements datés pour réduire les gaz à effets de serre, pour réduire le recours aux énergies d’origine fossile, pour encourager les énergies alternatives.

Il a par contre combattu pour que des objectifs de réduction de la consommation ne soient pas fixés et érigés en dogme à une échéance de 25 ou 30 ans. La croissance démographique à cet horizon comme le développement économique espéré exigent que l’on soit prudent et qu’on ne mette pas la France en danger. Et puis quel obstacle s’opposerait à un maintien de la consommation énergétique si elle ne produit pas de gaz à effets de serre.

Il s’est aussi radicalement opposé à la réduction de 50% de la production de l’énergie nucléaire à l’horizon 2025. Pourquoi en faire un dogme ? Il est souhaitable de réduire la part du nucléaire mais progressivement, quand on se sera assuré que les énergies alternatives, solaire, éolien, méthanisation, auront suffisamment progressé et à un prix abordable.

En fait sur ces deux points, Mme Royal a cédé aux écologistes au grand dam du Front de Gauche.

Cette loi révèle aussi l’inconséquence du gouvernement qui, toujours pour faire plaisir aux écologistes, a souhaité supprimer les couverts de pique-nique qui ne serait pas recyclables et biodégradables. Pourquoi pas, mais ont-ils vérifié avant que l’industrie française serait au rendez-vous pour les fournir à l’horizon imposé. Ou préfèrent ils comme pour les panneaux solaires que ce soit la Chine qui nous les vendent !

En deuxième lecture, nous remettrons le couvert !