Budget 2015 : ma défense de l’Aide Publique au Développement

L’assemblée est entrée depuis plusieurs semaines dans la discussion du budget 2015. Les recettes ayant été votées par une très courte majorité, les dépenses sont maintenant en discussion par grand thème.

J’ai participé aux débats sur le budget de l’aide publique au développement (APD) en étant le seul à poser une question et à déposer trois amendements.

Ce budget est une grande déception. La France s’est engagée comme les autres pays de l’OCDE à consacrer 0.7% de son Revenu National Brut, elle stagne à 0.41 %, alors que la Grande Bretagne a atteint cet objectif.

Pire, il y a depuis quatre ans une décroissance continue du budget de l’APD, avec pour le budget 2015, une baisse de 84 millions d’euros. Une vraie mesquinerie budgétaire qui aurait pu être compensée par la suppression de dépenses inutiles dans bien des domaines alors qu’elle représente une baisse de 3% du budget de l’APD et que toute l’actualité du monde montre qu’il faudrait au contraire augmenter le niveau de l’APD. Une grande mesquinerie budgétaire qui ne permettra peut-être pas de tenir des engagements déjà pris  et qui entame donc la crédibilité de la France.

Dramatique, cette baisse de crédits touche prioritairement les programmes relatifs à la santé alors que l’épidémie Ebola montre qu’il faudrait au contraire mettre plus d’argent dans la prévention, les réseaux de santé, l’accès des patients aux soins dans les pays en développement. Nul doute que le poids de la France sera diminué dans des programmes multilatéraux de santé qui soutiennent les vaccinations, la lutte contre le Sida, le paludisme ou la tuberculose, la santé maternelle et infantile, etc.

Inacceptable, le sort fait aux financements innovants comme la taxe sur les billets d’avions qui sont en quelque sorte détournés pour servir d’ajustement budgétaire alors qu’il était dit lors de leur création qu’ils devaient être affectés aux grands programmes en faveur de la santé dans les pays en développement.

Je suis cependant satisfait que l’amendement que j’ai déposé comme mes collègues socialistes pour réaffecter 35 millions aux projets des pays les plus pauvres ait été adopté contre l’aval du gouvernement. Par contre mes amendements pour augmenter le taux de la taxe sur les transactions financières appuyés par l’UDI, le Front de Gauche et les Ecolos n’ont pas été soutenus par les socialistes.

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