La création d’un Etat même palestinien ne se décrète depuis un pays tiers, il se négocie entre les parties directement en cause !

Une résolution « invitant le gouvernement français à reconnaître l’Etat de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit » a été largement votée par les députés de gauche. Le groupe UMP a largement voté contre. Il était cependant divisé, beaucoup de ses membres comme moi-même penchant plutôt pour ne pas prendre part au vote. Après débat, il a montré une position unifiée en faveur d’un vote contre.

J’étais de ceux qui ne voulaient pas prendre au vote et qui se sont ralliés à la position commune.

La responsabilité de reconnaître un Etat est la responsabilité exclusive du Président de la République et l’initiative socialiste l’affaiblit.

Cette reconnaissance doit être le résultat d’une négociation entre les deux parties alors que cette résolution fait de cette reconnaissance une sorte de préalable à la reprise ou la poursuite du processus de paix. Le Parlement espagnol ne s’y est d’ailleurs pas trompé en appelant plutôt « à la reconnaissance d’un Etat Palestinien qui serait la conséquence d’un processus de négociation entre les parties qui garantisse la paix et la sécurité pour les deux Etats… ».
Mais est-ce possible quand le Hamas, organisation terroriste qui a juré la perte d’Israël, est associé au gouvernement des Territoires Palestiniens. Est-ce possible lorsque Israël amplifie sa politique d’extension de colonies en Cisjordanie qui rend encore plus difficile la création viable d’un Etat palestinien. C’est sur ces deux aspects que la négociation entre les parties doit se poursuivre et que l’action diplomatique internationale doit concentrer.

La résolution proposée par le parti socialiste est inutile car de la résolution 181 des Nations Unies aux accords d’Oslo en 1993 et aux accords de Camp David en 2000, le principe de deux Etats est reconnu par la communauté internationale et par les deux parties en cause. Elle est dangereuse car elle peut fortifier les extrémistes des deux camps dans leurs positions jusqu’auboutistes et remettre en cause les acquis trop lents et trop fragiles des dernières décennies.

Oui, je suis pour un Etat Palestinien et je me serai associé à une résolution qui aurait appelé nos alliés européens, américains, arabes à lancer une initiative de paix impliquant l’ensemble des pays de la région, à ramener les parties à une table de négociation pour atteindre cet objectif.

Mais l’avenir montrera sans nul doute que l’initiative des députés socialistes sera contreproductive, affaiblira le poids de la France dont la voix ne paraitra plus équilibrée. Mais les députés socialistes ont sans doute préféré des postures servant des petits calculs politiciens internes à leur parti et à leur audience électorale actuellement si faible.

La résolution proposée par le parti socialiste est inutile car de la résolution 181 des Nations Unies aux accords d’Oslo en 1993 et aux accords de Camp David en 2000, le principe de deux Etats est reconnu par la communauté internationale et par les deux parties en cause. Elle est dangereuse car elle peut fortifier les extrémistes des deux camps dans leurs positions jusqu’auboutistes et remettre en cause les acquis trop lents et trop fragiles des dernières décennies.

Oui, je suis pour un Etat Palestinien et je me serai associé à une résolution qui aurait appelé nos alliés européens, américains, arabes à lancer une initiative de paix impliquant l’ensemble des pays de la région, à ramener les parties à une table de négociation pour atteindre cet objectif.

Mais l’avenir montrera sans nul doute que l’initiative des députés socialistes sera contreproductive, affaiblira le poids de la France dont la voix ne paraîtra plus équilibrée. Mais les députés socialistes ont sans doute préféré des postures servant des petits calculs politiciens internes à leur parti et à leur audience électorale actuellement si faible.