Liberté, Fraternité … mais aussi solidarité ! La lutte contre l’extension de Daesh passe aussi par le renforcement de l’aide au développement !

Les actes barbares menés dans notre pays la semaine dernière ont provoqué l’indignation des  communauté nationale et internationale, leur démonstration de solidarité et leur détermination à résister et à éradiquer cette multinationale fasciste dont la centrale est Daesh, dont les succursales sont au Sahel, en Somalie et dont les ramifications sont aussi dans nos villes, dans nos quartiers, en France comme dans toute l’Europe.

Le débat de cet après-midi à l’Assemblée nous donne l’engagement du Gouvernement dans une mobilisation totale de court et moyen terme. Le combat sera long, demandera du courage et demandera la mobilisation coordonnée de toute la communauté internationale.

Elle ne devra pas oublier que les mouvements islamistes se sont nourris pour prospérer de la terreur mais aussi d’un prosélytisme s’appuyant sur la misère, le sous-développement, le déficit de démocratie.

Le combat contre l’extension de cette internationale de la terreur dans les territoires où elle n’est pas encore dominante ou implantée devra s’appuyer sur une accélération et un renforcement des programmes d’aide au développement pour faire accéder les habitants des pays convoités à l’éducation, aux services de base, à la santé.

Ce n’est pas gagné ! Bien avant les attentats de début janvier, notre pays avait déjà baissé la garde sur sa politique d’aide au développement pour satisfaire des priorités budgétaires que je ne partage pas. Je crains que cette situation ne se dégrade encore pas compte tenu du coût de l’extraordinaire mobilisation qu’il faut à juste titre assumer pour assurer dans les mois qui viennent la sécurité de nos concitoyens.

Il faut au moins sauvegarder ce qui a été voté dans la loi de Finances 2015 et s’engager rapidement dans la mobilisation de financements innovants à consacrer exclusivement à l’aide au développement !