Quand le Gouvernement devient réaliste sur les moyens de la défense de notre pays

Sur la porte avion Charles de Gaulle, le président Hollande a annoncé que la programmation budgétaire de la Défense serait revue pour tenir compte des circonstances exceptionnelles que connaissait la France !

J’en suis ravi ! En effet, lors des discussions budgétaires, dans l’opposition, nous avons répété sans fin que l’engagement de notre pays sur les fronts du Mali, de la Centrafrique, de l’Irak sonnait comme une évidence que les crédits de la défense devaient être sinon préservés mais même augmentés car il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir que l’engagement français en première ligne sur ces différents fronts lui vaudrait une certaine « animosité » guerrière ou terroriste.

Sur ce plan comme dans bien d’autres, c’est la politique du yoyo, du un pas en avant un pas en arrière qui prévaut. Il n’y a rien de plus déstabilisant pour les corps et institutions concernés.

J’ai aussi appris avec plaisir dans le discours de Manuel Valls à l’assemblée nationale que l’Europe devait être solidaire de l’effort de guerre de la France.

Cela fait des mois que je déclare dans mes communications comme dans mes réunions publiques que l’Europe se défausse totalement de ses responsabilités. Pour des raisons budgétaires, politiques ou simplement logistiques, les pays européens ne se sont pas engagés de manière significative pour accompagner la France dans son effort de contrôle de l’extension des jihadistes en Afrique notamment.

Or ce que j’observe au cours de mes nombreux voyages en Afrique notamment, c’est que le parapluie déployé par la France permet aux autres Nations européennes de vivre tranquillement, dans ces pays, leur vie politique et commerciale.

Alors oui, les pays européens ou l’Europe doivent partager le coût des opérations extérieures de la France pour alléger celui de son effort de lutte contre le terrorisme et la barbarie, alors que dans le même temps ils sont d’une rigueur extrême, à juste titre, quand il s’agit du déficit budgétaire de notre pays.

Dans le cas contraire, quelle serait la signification de solidarité des gouvernants européens au premier rang de la manifestation du 11 janvier à Paris ?