Pôle Emploi fait le job !

Dominique DE GRYSE, directeur territorial Pôle Emploi des Yvelines, et Marie WALLIS, directrice du site des Mureaux
Dominique DE GRYSE, directeur territorial Pôle Emploi des Yvelines, et Marie WALLIS, directrice du site des Mureaux

J’ai visité les nouveaux locaux de Pôle Emploi des Mureaux dans lesquels se sont installés il y a peu de temps les 60 personnes de cette équipe.  Locaux très fonctionnels et accueillants, très agréables tant pour les équipes de Pôle Emploi que pour les visiteurs demandeurs d’emplois et entreprises.

Mais au-delà de la visite de ces locaux à laquelle m’avaient invités, Dominique DE GRYSE, directeur territorial Pôle Emploi des Yvelines, et Marie WALLIS, directrice du site des Mureaux, c’est surtout  sur l’évolution de la façon de travailler de Pôle Emploi que nous avons échangés, sur les objectifs fixés pour améliorer les résultats d’accès et de retour à l’emploi et améliorer la satisfaction des demandeurs d’emplois  mais aussi des entreprises.

En voyant ces objectifs, c’est bien le moins, diront certains !

Pôle Emploi a changé  loin des caricatures dont on l’affublait à l’instar de la Poste et avant lui l’ANPE ! L’évolution est réellement en cours par un accompagnement plus personnalisé des demandeurs d’emplois et des moyens renforcés pour l’accompagnement intensif. Le conseil en évolution professionnelle est aussi renforcé et s’appuie aussi sur une plus grande proximité avec les entreprises. La coopération de Pôle Emploi avec le Conseil Départemental est aussi renforcée pour l’accompagnement des demandeurs d’emplois qui cumulent d’autres difficultés sociales. Enfin la révolution digitale s’installe à Pôle Emploi et pourra aller jusqu’à la formation en ligne.

Le Pôle Emploi fait son travail en observant aussi au plus près tous les freins à l’employabilité et peut avec ses partenaires en lever quelques-uns.

ChomageMais ce qu’il ne peut pas faire, c’est de créer des emplois, il ne peut jouer qu’avec le stock d’emplois disponibles, ce stock que la politique gouvernementale désastreuse réduit mois après mois. Mais même dans ce contexte, Pôle Emploi fait le job, 62000 retours à l’emploi en 2014 sur les Yvelines, en connaissant mieux ces offres d’emplois disponibles, en améliorant l’employabilité des demandeurs d’emplois, en travaillant aussi avec les entreprises à une adaptation des profils exigés qui correspondent mieux aux demandeurs locaux sans détériorer leur compétitivité.

Mais Pôle Emploi est aussi une base d’observation de l’évolution des métiers sur un territoire. Il est évident que sur un territoire avec une proportion de personnes peu qualifiées il faut aussi y développer des activités offrant des métiers peu qualifiés. Ce  n’est pas parce qu’un gisement de métiers peu qualifiés existe à deux heures de transport matin et soir qu’on résoudra le problème de l’emploi sur ces territoires où les demandeurs d’emploi sont peu qualifiés.

Alors il est certes urgent que l’alternance arrive pour que des réformes structurelles déterminantes soient mises en œuvre, pour qu’on abaisse encore les charges des entreprises qu’elles soient fiscales, sociales ou administratives, pour qu’on assouplisse le droit du travail. Il faut aussi que nos intercommunalités, nos territoires organisent leur développement en ne recherchant pas que des startups, des entreprises de haute technologie mais aussi des entreprises ou des services publics avec des emplois faiblement qualifiés. Il faut aussi revenir sur la politique de logement qui concentre toujours plus loin des zones d’emploi peu qualifié des personnes peu qualifiés. Quand des employés peu qualifiés de nos  grands ensembles de la vallée de la Seine trouvent un emploi et rapprochent leur lieu d’habitation de cet emploi ou le quitte parce que leurs nouvelles ressources leur permettent, ils sont souvent remplacés dans leur logement par une personne encore moins apte à l’emploi.

Paradoxalement, les personnes peu qualifiées de la Seine Saint Denis, à la porte de Paris, ont un gisement d’emplois peu ou pas qualifiés plus important que les personnes de même qualification habitant dans le Mantois ou le Bonnièrois.

Le RER E sera une partie de la solution mais une partie seulement !