L’accès à l’eau doit rester au cœur de l’agenda du développement post 2015 !

Intervention de Gérard Payen
Intervention de Gérard Payen

A Gyeongju (Corée), ce matin, à l’invitation du Cercle Français de l’Eau et du Partenariat Français pour l’Eau et de l’AIMF, petit déjeuner de travail sur le thème de « l’Eau dans l’agenda international 2015 » avec une intervention de Gérard Payen, membre du Conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire général de l’ONU sur le thème de l’Agenda post 2015.

L’année 2015 est en effet une année décisive dans l’agenda du développement avec trois rencontres majeures : la Conférence d’Addis Abeba sur le financement du développement en juillet, le Sommet de New-York sur l’agenda du développement durable en septembre, et la Conférence des Nations unies sur le climat à Paris en décembre.

friseeau

Il faudra veiller à ce que l’accès à l’eau et à l’assainissement reste bien une des priorités de cet agenda et qu’il soit retenu comme un des objectifs du Développement Durable (ODD) ce qui semble être le cas au stade actuel des négociations, avec de nouvelles ambitions pour les 15 ans qui viennent :

  • accès universel à de l’eau véritablement potable (non contaminée)
  • réduire de moitié les flux d’eaux usées non dépolluées
  • assurer des prélèvements des ressources en eau

solidarite-eauIl est évident que cet accès des populations à une eau potable et à un assainissement des eaux rejetées devra aussi être abordé dans la COP 21 de Paris en fin 2015. Cette conférence traitera essentiellement des mesures à prendre pour limiter le réchauffement de la terre et donc de la réduction des rejets de gaz à effet de serre et de la nouvelle équation énergétique qu’il faudra adopter. Elle ne pourra cependant pas ignorer les conséquences que font déjà peser sur le cycle de l’eau et sur l’accès à l’eau les changements climatiques déjà constatés.

L’atteinte des objectifs du développement durable n’en demandera que plus de financement pour développer l’accès à l’eau mais aussi pour adapter les situations  existantes à ces désordres climatiques.

Cette question du financement de l’accès à l’eau et à l’assainissement devra donc avoir aussi une place particulière dans la conférence d’Addis sur le financement du développement en juillet. Ce financement ne pourra se satisfaire de la mobilisation de fonds publics, il devra aussi mobiliser celui que pourra apporter de manière volontaire et solidaire chaque citoyen du monde. Il faudra veiller également à ce qu’il soit l’objet de financements conséquents et innovants.