2G, 3G, 4G en zone rurale, promesses ou engagements ?

Le 20 mai dernier, accompagné d’une délégation d’élus de la circonscription j’avais rendez-vous à l’ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et des postes) avec Sebastien Soriano, son président, pour évoquer les problèmes de couverture en 2G/3G dans les zones rurales non intégrées au plan dit « zone blanche ». Le cas de Condé sur Vesgre et Adainville a fait l’objet d’une attention particulière avec la restitution des résultats d’une enquête conduite par « Directique » qui  montrait certes une couverture théorique, mais qui ne permettait pas d’émettre des appels et des SMS dans des conditions satisfaisantes (très fort taux d’échec d’émission).

Lors de ce rendez-vous, l’ARCEP m’a indiqué travailler sur plusieurs pistes :

  • étudie la possibilité de rendre les cartes de couvertures de tous les opérateurs disponibles en un seul endroit sur Internet et plus faciles à comparer,
  • souhaiterait permettre la possibilité que chacun mette à jour les cartes de couvertures des opérateurs en direct avec son téléphone mobile en agrégeant les résultats des tests effectués via une application calibrée (crowd sourcing),
  • étudie la possibilité de labelliser des acteurs capables de faire des tests reconnus par l’ARCEP et opposables aux opérateurs,
  • souhaite étudier comment permettre aux communes ou collectivités d’agir pour améliorer leur infrastructure sans pour autant se substituer à l’obligation des opérateurs (répéteurs, poteaux mutualisés …).

Dans le cas précis d’Adainville et de Condé, il semble qu’une solution est en bonne voie avec l’implantation d’une nouvelle antenne relais sur un terrain mis à disposition par la commune.

Dans le cadre général, le gouvernement a annoncé en mars qu’il renforçait les pouvoirs de l’ARCEP pour contrôler et sanctionner si besoin les opérateurs en cas de mauvaise volonté à assurer ses obligations. Il a également annoncé la création d’une agence du numérique au service des collectivités. Celle-ci a théoriquement vu le jour en début d’année, mais elle manque encore de moyens. Elle sera à terme le point unique d’entrée et de conseil pour les collectivités qui estimeront leur couverture insuffisante ou qui souhaiteront couvrir des points éloignés de leurs centres bourgs (présence de touristes, nécessité médicale…). Grâce à l’action des députés dont j’ai fait partie, le gouvernement a donc revu sa copie et a annoncé en plus du plan « zone blanche » un objectif de « couverture de l’ensemble des centres-bourgs d’ici la fin 2016 » en service 2G effectifs, et la couverture en services 3G avant la mi-2017.

Des bonnes nouvelles virtuelles qui demandent maintenant à s’inscrire dans le réel …