Décapitation d’un Français en Isère. Et maintenant !

La barbarie telle que le fascisme islamique la pratique dans son califat a atteint notre France.

La tragique actualité de l’assassinat barbare de l’Isère est déjà, quelques semaines après, passé au second plan de l’actualité, balayée par la situation de la Grèce.

Nous savions que cela se produirait et nos dirigeants aussi. Mais ils n’ont réagi aux événements antérieurs que par des formules lénifiantes, sans cesse répétées, d’appels à la fermeté et à l’unité nationale, d’appel à rejeter tous les amalgames, de condamnation de ceux qui osaient parler d’une cinquième colonne ou de forces dormantes installées sur notre territoire.

François Hollande et Manuel Valls, avec tous les défenseurs des droits de l’homme et les humanistes naïfs, sont coupables d’un déni de réalité. Ils ne veulent pas voir que nous sommes entrés dans une guerre mondiale déclarée par le messianisme des sunnites islamistes de Daech qui s’est donné pour unique but d’islamiser la terre entière quel qu’en soit le prix.

Nous sommes tous des humanistes mais nous devons d’abord mettre cet humanisme au service de la défense de notre pays, de la sauvegarde de nos libertés, de nos modes de vie, de nos valeurs séculaires, d’abord mettre cet humanisme au service du sauvetage des minorités massacrées par Daech quelles qu’elles soient, où qu’elles soient, à commencer par les musulmans eux-mêmes.

Mais nos humanistes naïfs sont d’abord préoccupés par savoir si la loi sur le renseignement ne restreint pas nos libertés individuelles alors que demain le fascisme islamique peut les anéantir et nous anéantir. Ils font moins de bruit pour mobiliser et condamner, massacres, lapidations, crucifixions, asservissement et esclavage imposés avec une cruauté sans nom par Daech.

Ce déni de réalité « droitsdel’hommiste » a conduit François Hollande et le Gouvernement à accumuler erreurs sur erreurs qui pèsent lourd dans la situation actuelle.

D’abord au niveau de leur politique étrangère brouillonne qui a préféré ignorer, au nom des droits de l’homme, que Poutine et la Russie, Bachar El Assad et tous ses talents d’assassin de masse, l’Iran et ses chiites étaient parties incontournables de la solution pour vaincre Daech que ce soit agréable ou non à entendre ou à envisager.

On a préféré ne pas vendre les mistrals à la Russie et la mettre sous embargo, être plus intransigeants que les américains dans la négociation avec l’Iran sur la question du  nucléaire, refuser d’intervenir sur le territoire syrien parce qu’il aurait fallu se concerter sinon coopérer avec le tyran El Assad. On a préféré faire les doux yeux aux puissances du Golfe qui ont pourtant soutenu le développement des mouvements islamistes sunnites… mais ils nous achètent des rafales !

Ensuite au niveau de la réalité de la prise en compte de la menace qui pèse sur notre sol en condamnant ceux qui parlaient de cinquième colonne. Et pourtant, rappelons-nous les paroles du porte-parole de Daech, il y a quelques temps « Ou que vous soyez, frappez la tête des infidèles avec une pierre, égorgez les avec un couteau, écrasez la avec votre voiture, jetez lieu d’un lieu en hauteur, étranglez le, empoisonnez le ». Dans de telles conditions, que la cinquième colonne soit organisée ou non, elle est là.  Même naïveté quant au traitement des djihadistes de retour de Syrie à qui l’on réserve des stages de débriefing et des séances de désendoctrinement alors qu’ils ont trahi leur pays en luttant à distance contre la France, qu’ils sont des assassins qu’on doit juger pour leurs crimes. Et je ne voudrais pas ici rappeler le vol d’explosifs et de détonateurs à Miramas alors que nous sommes depuis dix-huit mois en Vigipirate extrême !

Erreur encore en voulant ménager la chèvre et le chou dans les débats sur le culte musulman en France, en introduisant une laïcité rigoriste dont la première victime sera l’histoire et les pratiques chrétiennes de la France, en n’incitant pas fermement la communauté musulmane à se prononcer fermement contre les prescriptions violentes du Coran, comme l’ont fait en d’autres temps les catholiques vis-à-vis de certaines des pratiques ou des injonctions de leur religion, en ne condamnant pas tout ce qui, dans la pratique du Coran, porte justement atteinte aux droits de l’homme et à la dignité de l ’homme, en ne condamnant pas les pays qui mettent encore en œuvre ces prescriptions mortifères.

Erreur enfin en n’affectant pas au budget des forces armées, toujours aussi efficaces mais à bout de souffle en matériel et en effectifs, les crédits nécessaires. Bien sur la dernière loi de programmation militaire qui vient d’être adoptée, et contre laquelle j’ai voté, a annoncé une moindre réduction des effectifs et une rallonge de crédits de 3,5 milliards € mais dont 3 milliards ne seront mobilisés qu’en 2017 comme tant d’autres choses promises depuis quelque temps par François Hollande.

Alors après cette tragédie de l’attentat de l’Isère, il est temps de réagir ! C’est même sans doute la dernière occasion de le faire et de réaliser l’unité nationale à condition qu’on ne la propose pas encore une fois encore seulement autour de valeurs mais sur des actes de fermeté. Mais si les mots ont un sens, il faut l’expliciter.

Un changement complet de notre politique étrangère 

L’anéantissement de Daech passe par une coalition qui inclue aussi la Russie, l’Iran et ce qui reste du régime alaouite de Bachar El ASSAD. L’inclusion de la Russie est d’ailleurs la seule solution pour obtenir des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, sous lesquelles chacun veut s’abriter.

Cette coalition doit agir sur l’ensemble des territoires syrien et irakien

Il est urgent d’avoir un dialogue franc et appuyé avec la Turquie qui apparait au mieux comme un complice passif de Daech en n’étant pas capable de contrôler les arrivées de djihadistes en Syrie, en n’étant pas plus capable d’interdire l’écoulement du pétrole islamique à l’extérieur du Califat, en ne soutenant pas efficacement les kurdes qui luttent contre Daech. Il faut réviser nos relations avec les Etats du Golfe qui ne modifient leur attitude par rapport à Daech que parce qu’ils sont à leur tour menacés.

Un changement dans le périmètre d’intervention de la coalition internationale sur le terrain

La France doit renforcer son implication dans la coalition internationale en lutte contre l’Etat Islamique. La coalition internationale n’évitera pas tôt ou tard une intervention sur le terrain autre que la fourniture d’armes aux forces kurdes ou irakiennes et de moyens modernes de destruction de cibles précises. Elle doit intensifier le pilonnage aérien des camps et installations des djihadistes de l’Etat islamique à commencer par ses puits de pétrole qui constituent une de ses ressources économiques. Je n’ignore pas les risques pour les populations asservies qui servent d’otages et de boucliers dans les territoires de Daech mais nous n’éviterons pas un jour ou l’autre cette issue à laquelle la communauté internationale a été contrainte en d’autres temps pour mettre fin au fascisme tout aussi barbare des années quarante.

Une affectation de moyens extraordinaires à l’effort de guerre qui nous est imposé

Dans ce paysage international dangereux, l’effort de guerre de la France sera croissant même si l’on se désengage un peu de Centrafrique ou du Mali dans lequel il faudra revenir dès que les djihadistes reprendront sous d’autres formes leur activité. Nous devons dégager des moyens exceptionnels pour notre armée aujourd’hui et pour demain car la guerre sera longue. Quand on se rappelle qu’on a été capable de lever des impôts exceptionnels contre les effets de la sécheresse, il y quelques décennies, ne peut-on le faire aujourd’hui quand notre pays est menacé. Il faut exiger de l’Union Européenne le vote d’un budget de lutte contre l’Etat islamique ou au minimum la prise en charge de l’effort de guerre de notre en Syrie et ailleurs.

Une réelle fermeté en France sur les dérives islamistes radicales

Il ne suffit plus de surveiller les mosquées et les lieux de culte susceptibles de porter des massages islamistes radicaux. Il faut, comme vient de le faire la Tunisie, les fermer comme on le fait avec des associations et des sectes et comme il faudrait le faire avec tout lieu de culte, et quel qu’en soit la religion, qui mettrait en danger notre pays, ses valeurs et notre unité nationale. Il faut appliquer nos lois qui interdisent le port du voile intégral dans les lieux publics comme viennent de le faire la République du Congo ou le Tchad. Il ne suffit plus de déceler des personnes en radicalisation effective portant atteinte à notre pays. Il faut les expulser si elles ne sont pas françaises, il faut les juger si elles le sont. Il ne suffit pas de contrôler les djihadistes de retour de Syrie et les accompagner dans une éventuelle reconversion. Il faut les juger pour trahison, atteintes à la sureté nationale, et pour les crimes qu’ils ont commis là-bas. Et s’ils ne sont pas Français, il faut les refouler.

Une lutte implacable contre l’immigration massive

Chacun le sent bien. Il est impossible que l’Europe, quelle que soit sa générosité, puisse supporter l’accueil du flux croissant, jamais connu, des migrants que l’on doit affronter aujourd’hui. Si l’on imagine bien l’attention particulière qui doit être apportée aux migrants persécutés dans les zones si nombreuses en conflit, il faut tarir au plus vite ce flot continu.

Certes la lutte contre les passeurs est incontournable mais pour quelques passeurs arrêtés, jugés après des mois et condamnés à quelques années de prison, combien continueront ces trafics, combien les remplaceront. Il faut continuer à le faire mais il faut renforcer les négociations avec les multiples forces « gouvernementales »  libyennes pour qu’elles empêchent le départ des migrants depuis leur sol. Il faut négocier le financement, l’aménagement ou le renforcement de camps de réfugiés au plus près des pays de départ et y décupler les moyens pour les aménager, les soutenir, les rendre « acceptables » si on ose employer ce mot. Ce sont les meilleures chances pour que ces réfugiés retournent dans leur pays d’origine quand la situation politique y aura changé vers plus de démocratie, de développement. Et la communauté internationale doit s’atteler à ces changements que ce soit bien évidemment en Syrie, mais aussi en Somalie, en Erythrée et malheureusement dans bien d’autres pays.

Une intensification de l’aide au développement

La situation actuelle du monde peut être expliquée par le développement de folies comme celle dont Daech aujourd’hui, par la  lutte des blocs du passé, par les volontés expansionnistes de certains régimes, par l’irruption des religions dans la conduite des pays et par bien d’autres choses encore. Mais la situation qui permet aujourd’hui à l’obscurantisme et au fascisme islamiste de contaminer ou de s’imposer est celle de la désespérance dans laquelle le monde a laissé la plus grande part de la population dans un certain nombre de continents. Cette situation peut sans doute s’expliquer par ces gouvernements qui, dans un certain nombre de ces pays, confondent développement de leur pays avec celui de leur clan ou de la minorité au pouvoir, elle peut l’être aussi très certainement par l’attitude de l’occident qui, sans réelle compensation, s’est servi dans ces continents pour pouvoir développer sa propre économie, elle tient surtout à la faiblesse de l’aide internationale au développement.

Alors il est urgent de décupler l’aide internationale au développement en commençant par celle de la France qui n’a pas été au niveau depuis bien longtemps et qui a chuté dramatiquement depuis trois années. Développer l’accès aux services de base (eau, assainissement, éducation, santé, nutrition) de toutes les populations, où qu’elles soient dans le monde, est une ardente obligation pour notre pays et pour chacune et chacun d’entre nous où que nous vivions et même si nous trouvons que la crise chez nous diminue notre confort et notre bien-être et que beaucoup de Français trouvent que nos ressources devraient d’abord être employés sur notre territoire, pour nos populations.

Un effort extraordinaire doit être fait, sans lequel notre charge demain sera plus forte, beaucoup plus forte. Est-il préférable de dépenser des sommes folles pour gérer les migrants traversant la Méditerranée, pour les accueillir dans notre pays, pour faire la guerre sur les terrains qu’ils sont obligés de quitter cernés par la misère ou par la persécution plutôt que de leur donner des conditions de vie décentes chez eux dans leur pays pour qu’ils puissent les développer et y vivre.

Le problème est que pour ne pas avoir fait suffisamment cet effort avant, il nous faut à la fois l’intensifier maintenant, accueillir la plupart des migrants déjà en chemin et faire la guerre à tous ces nouveaux fascistes qui veulent notre perte. Mais nous n’avons pas le choix, soyons en conscient !

C’est autour de tous ces objectifs que devront  se retrouver les Français mais le plus rapidement possible.