Les tracteurs au centre de Paris !

Depuis des mois, la filière agricole est en crise. De la fin des quotas laitiers à la crise des abattoirs, de la nouvelle PAC au désespoir des éleveurs, tout montrait que la filière agricole et agroalimentaire entrait dans une crise profonde comme l’ont été avant elle d’autres filières structurantes de l’économie de notre pays qui ont fait alors l’objet de plans de restructuration, modernisation, etc.
Mais pour l’agriculture non!

Comme d’autres secteurs, la filière agricole est victime des concurrences internationales, des prix du marché que lui imposent les secteurs de la transformation et de la distribution, des surcharges administratives et normatives, … Elle doit en plus tenir compte qu’elle façonne l’espace, les paysages ce qui lui donne une responsabilité supplémentaire!

Ses appels au secours ont été ignorés pendant des mois par un Ministre trop occupé par son rôle de porte parole du Gouvernement et de Francois Hollande.
Pendant ce temps, des paysans, des éleveurs ne pouvaient même plus se payer, pendant ce temps d’autres agricultures européennes s’adaptaient, pendant ce temps des marchés extérieurs se fermaient aux produits français en rétorsion aux positions de la France comme on l’a vu avec la Russie.
Depuis trois ans, les actions du Gouvernement sur l’agriculture et l’agro alimentaire ont davantage voulu répondre aux exigences de ses alliés écologistes qu’à celles des agriculteurs et éleveurs.

Alors aujourd’hui il faut certes répondre aux besoins de trésorerie immédiate de centaines d’agriculteurs et d’éleveurs au bord de la faillite ou … du suicide mais il faut aussi un plan ambitieux et sans doute coûteux de toute la filière pour la moderniser, l’adapter à la concurrence internationale, la rendre compétitive et adaptée à l’évolution des marchés.

Cela passera par une modernisation des équipements, une baisse du coût du travail, une simplification des normes et démarches administratives, une contractualisation avec le secteur de la transformation et de la distribution, des exigences renforcées dans les négociations sur le Traité Transatlantique,  une atténuation normative, une politique européenne harmonisant les conditions et coûts de production, une politique internationale réaliste intégrant les impératifs économiques pour nos exportations. Cela aura un coût que notre pays doit assumer.

Mais ne nous y trompons pas! Il y aura toujours quelque part dans le monde un pays qui aura des prix ou des pratiques concurrençant notre agriculture par des produits bas de gamme. Notre filière agricole doit conquérir chacun des foyers français, les cantines de nos écoles, nos hôpitaux, nos casernes. Elle doit miser sur des produits de qualité qui ouvrent de nouveaux marchés et de nouvelles marges dans le monde.
L’avenir de notre agriculture passe par une prise de conscience du Gouvernement et des institutions européennes mais elle passe aussi par les consommateurs de notre pays.

Législatives 2017 pour la 9ème circonscription des Yvelines

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