L’entreprise au cœur d’un projet pour la France

Pierre Gattaz, patron du Medef
Pierre Gattaz, patron du Medef

La semaine dernière, petit déjeuner avec Pierre Gattaz, patron du Medef, pour évoquer les conditions de la reconquête de la compétitivité des entreprises françaises dans un pays qui a tellement d’atouts mais tant de mauvais résultats!

La concurrence internationale s’est ouverte, le club des nations industrielles s’est élargi mais ce sont aussi autant de marchés qui se sont ouverts! Nous avons des industriels de tous ordres de premier plan dans une variété de secteurs d’importance et d’avenir, des industriels capables d’inventer l’avenir et de le faire partager.

Comment transformer tout cela en action, en reconquête!

La France doit retrouver un projet et donc un espoir, ce qui suppose de retrouver un socle de valeurs pour le pays. Bien sûr liberté, égalité, fraternité! Mais aussi les valeurs de l’entreprise, de l’entreprenariat, du travail qui sont le socle de tout pays qui réussit, la condition à toute solidarité redistributive.

Avoir une vision, un projet pour notre pays c’est aussi s’obliger à un devoir de vérité. Une entreprise ne peut pas vivre et se développer sans vérité sur sa situation, celle de son environnement, ses concurrents. Cette exigence de vérité doit aussi être celle qui s’impose aussi aux gouvernements. Un pays ne peut redistribuer que ce qu’il a gagné par le travail, par ses entrepreneurs et par leurs salariés. Vérité aussi sur le coût du travail, sur la pression fiscale, sur la durée du travail, sur l’avalanche de normes, … Mais il faut alors avoir le courage d’affronter la vérité, de l’expliquer et d’agir en conséquence et enfin de vérifier qu’on applique bien.

Mais la vision pour un pays, compétitivité,croissance, emploi, restera une chimère si elle ne s’accompagne pas des réformes structurelles qu’elle exige.

Lever les freins à la souplesse du travail, simplifier le code du travail, réduire le coût du travail, simplifier la vie des entrepreneurs, leur permettre l’innovation, la prise de risque. Arrêter de faire des normes maximalistes bien au delà de ce qu’exigent les directives européennes. Transformer le principe de précaution, qui freine toute prise de risque, en principe d’innovation maîtrisée.

Voilà quelques unes des idées que j’ai retenues de ce déjeuner et que je partage totalement. Ce sont aussi ces idées qui devront faire la colonne vertébrale du programme de la droite en 2017 et qu’elle devra appliquer sans faillir!