L’aide au développement des pays les plus pauvres, une condition incontournable pour assurer chez nous un bien être aujourd’hui et demain

L’examen par l’assemblée nationale du projet de budget aide publique au développement pour 2016 s’est tenue la semaine dernière. Une bataille parlementaire a opposé un groupe de députés, dont je suis, de toutes sensibilités au Gouvernement.

Il n’était pas possible en effet d’accepter qu’une fois encore une réduction de l’aide au développement.

Ce n’était pas possible alors que tout nous montre que si nous ne sommes pas capables maintenant d’un sursaut international pour aider les pays pauvres à se développer et leurs populations à accéder aux services de base, ce que tout être humain est en droit d’espérer sinon d’exiger, ce n’est pas plusieurs centaines de milliers de migrants que l’Europe devra se répartir chaque année, c’est l’exode de millions d’entre eux qui lui sera imposé dans cinq ou dix années. Et cela quels que soient les barrières, les murs et les barbelés que chacun de nos pays érigera sans doute. Il y a tous les risques d’une situation incontrôlable qui se prépare.

Qu’on imagine bien la réalité de la seule situation africaine ! Aujourd’hui peuplée de près  de plus de 1,2 milliard d’habitants, elle en aura 2 milliards en 2050.  Sa belle croissance économique actuelle  ne suffit pas à rattraper ses déficits de développement et ne pourront suivre les besoins d’un tel développement démographique. Et que dire en constatant que 41% de ces habitants ont aujourd’hui moins de 15 ans.  

Dans la situation actuelle de notre pays, il faut à la fois se préoccuper de la préservation du niveau des retraites, de maintien du pouvoir d’achat, la défense de l’emploi, etc…. et des conditions de vie quotidienne mais cela deviendra vite impossible et durable si le reste du monde va mal.

C’est pourquoi nous sommes heureux d’avoir pu obtenir un arrêt de la baisse de l’aide publique française  au développement  et même un premier rattrapage.

Etant intervenu comme orateur pour le groupe des Républicains, je souhaitais vous faire partager mon intervention et ce que j’ai plaidé auprès du Ministre Girardin et de mes collègues.  

Intervention écrite

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