Assurer la sécurité de chaque Français, la condition préalable à la préservation de l’unité nationale

Au moment où s’achève une nouvelle neutralisation de terroristes à Saint Denis qui s’apprêtaient à commettre de nouveaux attentats,  les plus grandes félicitations doivent être adressées à nos forces de police, de gendarmerie, de police scientifique, de  renseignements, à l’armée.

Sollicitées depuis des mois, elles font un travail remarquable pour identifier les individus qui se radicalisent, pour connaître leurs réseaux, leurs circuits d’approvisionnement en armes et en argent et pour le moment venu les neutraliser. Il faut renforcer leurs moyens et leurs effectifs. Les plus grandes félicitations et remerciements également à tous les unités de sapeurs-pompiers, de la croix rouge, de la sécurité civile et à tous les personnels de santé, chirurgiens, médecins, urgentistes, infirmières qui donnent sans compter.

Mais leur travail est vain si les radicaux et les djihadistes fichés peuvent se déplacer librement et n’être interpellés qu’après avoir commis un attentat ou sur le point de commettre.

Depuis les attentats contre Charlie Hebdo, j’ai dans plusieurs rubriques mon sentiment sur ce qui devait être mis en œuvre « aux larmes, citoyens » janvier 2015, « Décapitation d’un Français en Isère. Et maintenant » 12 juillet, «Thalys, massacre évité ! Tirons en les conséquences » 22 août,  « on pourra pas toujours compter sur le hasard et les militaires américains en vacances » 30 août, « l’exode des réfugiés syriens ne permet plus de tergiverser » 7 septembre.

Il faut prendre acte de la mobilisation du Premier Ministre, du Ministre de l’Intérieur et des services de l’Etat et pour l’efficacité du traitement des événements dramatiques lorsqu’ils ont été commis.  Mais pourquoi a-t-il fallu attendre la répétition de ces évènements dramatiques depuis les attentats de Charlie Hebdo pour décréter l’état d’urgence alors qu’il aurait fallu déjà mettre en œuvre les possibilités déjà offertes par la loi et accepter les propositions de loi et les amendements déposés notamment par l’opposition dont je fais partie.

Alors je répète que les individus fichés radicaux ou djihadistes représentent un risque trop important pour nos libertés aujourd’hui comme demain pour qu’ils puissent pleinement profiter de la leur, pour que nous ne les mettions pas au moins en résidence surveillée qu’elle qu’en soit la forme, voire en internement. Pour ne pas l’avoir fait, on a laissé se développer des réseaux structurés, militairement organisés. Que sur la base d’une commission transparente d’experts (juges, policiers, etc .), on l’applique immédiatement aux moins à ceux des fichés qui seraient jugés les plus à risques. Les évènements du 13 novembre comme ceux de ce matin à Saint Denis l’exigent. Si nous ne le faisons pas, demain nous ne serons plus victimes d’opérations de grande ampleur, organisées, planifiées comme celles que nous venons de connaitre sur notre territoire mais victimes d’individus isolés qui se feront exploser sur un marché, dans une gare, dans un grand magasin.

Oui, je répète que les binationaux qui reviennent de Syrie doivent être emprisonnés puis déchus de leur nationalité et renvoyés vers leurs pays d’origine.

Oui, j’adhère à l’accélération de la fermeture des mosquées radicales et l’expulsion des imams étrangers qui y prêchent.

Oui, je souhaite qu’on accélère l’adoption à l’échelle européenne du PNR (Passenger Name Records) permettant de tracer les déplacements des passagers aériens au travers de l’Europe, adoption refusée par le Parlement européen après les attentats de Charlie Hebdo.

Oui, je veux que les frontières extérieures de l’Europe soient fermement maîtrisées par des forces européennes de contrôle

Oui, je souhaite qu’avec nos compatriotes musulmans, des programmes de prévention de la radicalisation puissent être rapidement développés à l’égard notamment des jeunes.

Oui, je répète que la politique étrangère doit réviser  ses  objectifs et ses alliances pour donner à la destruction de Daech une priorité qui s’impose à toutes les autres, y compris au départ de Assad qui viendra en son temps.

Oui, je souhaite que l’espérance mercantile de signature de contrats commerciaux avec les pays du golfe ne nous fasse pas oublier leur soutien à l’expansion de tous les mouvements salafistes et wahhabites, nurseries de radicaux et au minimum de prédicateurs d’un messianisme qui va à l’encontre de nos valeurs, de notre histoire.

Oui, je répète que l’Union Européenne doit contribuer budgétairement aux coûts de nos interventions au Mali, en Centrafrique ou en Irak et Syrie ou fournir des contingents.  

Voilà les attitudes  indispensables autour desquelles les français pourraient se réunir et auxquelles François Hollande se rallie devant les attentats répétés  et  par un  réalisme géopolitique bien long à venir. Mais l’Etat d’urgence, dont je voterai la prolongation jeudi matin, lui en donne les moyens et on commence à constater leur mise en œuvre sur la base des lois actuelles. Les lois actuelles lui donnent en effet beaucoup de possibilités et nous pouvons en voter d’autres rapidement y compris par ordonnances, y compris en reprenant les propositions que l’opposition a présentées depuis janvier dernier. Alors, pour la révision constitutionnelle proposée par François Hollande, si elle est nécessaire prenons alors le temps d’en étudier avec précision le contenu, les objectifs et les conséquences pour qu’elle ne réponde pas seulement  à un calcul politicien, comme le souligne certains éditorialistes.

Ces différentes mesures relèvent d’une impérieuse nécessité pour protéger la France, tous ceux qui y vivent ou qui la visitent, qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs, qu’ils soient nés en France ou qu’ils viennent d’Asie, du Moyen Orient ou d’Afrique.

C’est la condition à la préservation de l’unité nationale, pas seulement celle des partis politiques, mais celle de tous les habitants de notre pays.

C’est une condition également pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur foi en toute sérénité, en toute citoyenneté, en toute fraternité, en toute acceptation. Qu’on les aide à se débarrasser de tous ces radicaux.

Alors, la sécurité retrouvée, nous pourrons travailler à l’unité nationale pour plus de citoyenneté, plus de tolérance, plus de fraternité, plus de respect de chaque religion, plus d’amour du pays, plus de rêves pour l’avenir. Nous pourrons alors garantir qu’en France, des Français de toute religion puissent à la même table d’une terrasse de bistrot  continuer à partager un soda pour les uns, un demi pour les autres, une charcuterie pour les uns, un poisson pour les autres et aller ensuite ensemble au ciné, au concert ou au théâtre, ce qui est justement ce qu’exècre Daech.

Et sans attendre, nous devons  renforcer l’accès à l’éducation, à la santé, à l’électricité, à l’eau et aux autres services dans les pays en développement, faute de quoi nous donnerons demain à Daech, ou à ceux qui reprendront son flambeau, de beaux terrains de jeux et d’expansion.

Législatives 2017 pour la 9ème circonscription des Yvelines

Législatives 2017 pour la 9ème circonscription des Yvelines

Pour suivre ma campagne, inscrivez vous et recevez directement par mail toutes mes actualités.

Félicitations vous êtes abonnés !