Vote en extrême urgence de la loi d’état d’urgence

voteSeuls six députés se sont opposés à la prolongation de l’état d’urgence pendant trois mois. On peut donc se réjouir que l’union nationale se soit faite face aux exigences que la guerre que nous livre l’Etat Terroriste Islamique nous impose.

Le débat n’est pas facile car il s’agit, pendant le temps de l’état d’urgence, de confier à la décision de l’autorité administrative des investigations et des privations de liberté qui sont d’habitude du ressort du judiciaire.
Dans la situation que nous connaissons, il faut pouvoir avoir une extrême réactivité qui n’est pas compatible avec le temps judiciaire. Il faut donc des mesures exceptionnelles limitées dans le temps.
Chacun a donc fait des concessions par rapport à la priorité qu’il donne à la sécurité collective ou à la préservation des libertés individuelles.

L’état d’urgence a donc été prolongé dans l’extrême urgence. On aurait pu bien plus tôt depuis les attentats de janvier prendre certaines mesures proposées alors par l’opposition. Mais pas de polémique, ces mesures sont reprises dans cette loi de l’état d’urgence et je m’en réjouis.

Alors désormais les assignations à résidence seront possibles sur décision administrative et avec interdiction de certains contacts y compris après la levée de ces assignations.
Les associations qui incitent à la haine pourront être dissoutes et cela permettra de fermer les mosquées radicales et d’expulser les imams recruteurs prêchant le djihad.
Les perquisitions administratives seront aussi possibles avec saisies des données contenues par les ordinateurs et autres appareils.

La mise en œuvre de cet état d’urgence sera contrôlée par le Parlement ce qui est une garantie pour éviter des dérives.

Par ailleurs, les polices municipales pourront être armées et la police nationale pourra porter une arme en dehors du service.

AssembléeToutes ces mesures sont enfin adoptées. Mais pourquoi avoir refusé des mesures complémentaires de bon sens? Pourquoi avoir refusé aux policiers municipaux la possibilité de réaliser des contrôles d’identité alors qu’on les autorise à être armés!
Pourquoi le port du bracelet électronique n’est il autorisé pour les assignations à résidence que si l’assigné est volontaire!
Pourquoi ne pas avoir étendu la fermeture de sites internet incitant à la haine et au djihad aux organes de presse écrite qui feraient la même chose.

L’essentiel est que cette loi soit promulguée le plus rapidement possible, c’est pourquoi elle sera examinée par le Sénat ce vendredi.