Gardons nos points presse

Presse-HoudanaiseEn 40 ans, ce sont près de la moitié des magasins de presse qui ont disparu en France passant de 40 000 en 1970 à près de 26 000 aujourd’hui. Et ce phénomène semble s’accélérer, beaucoup d’entre nous s’en rendent compte dans leur propre ville.  Pourtant, le rôle que jouent les marchands de presse dans nos communes est essentiel, tant dans leur participation à la diffusion de l’information que du fait de leur rôle dans l’animation des centres-villes.

A ce jour, la filière traverse une crise grave, nous ne pouvons nous résoudre à voir les points presse se concentrer dans les gares et les galeries commerciales et disparaître de nos centre-villes.

Cela ne signifie pas que nous devons être réfractaire à son évolution étant donnée la chute vertigineuse de la presse papier face à la presse numérique, mais que nous devons garder à l’esprit que « modernisation », « adaptation » n’ont pas vocation à rimer avec « disparition ». Ainsi, le développement du numérique, comme celui de la radio et de la télévision auparavant, constitue un nouveau canal qui doit s’intégrer dans l’ensemble de la filière presse qui, par la diversité de ses moyens de transmission, peut de nos jours toucher chaque citoyen de notre pays.

La situation difficile que traverse la distribution de la presse papier en France est due à une multitude de facteurs et l’un d’eux est la question du statut des marchands de presse qui n’a toujours pas été tranchée, et ce flou juridique contribue à fragiliser l’équilibre de l’ensemble de la filière presse. J’ai donc décidé d’interroger la division des études législatives de la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale afin d’obtenir de plus amples informations et de pouvoir envisager une évolution de ce statut.