Logement : la crise de confiance est reconnue !

Dans le hit parade des échecs des gouvernements de Francois Hollande, celui de la politique du logement figure en bonne place avec une réduction maintenant chronique du nombre de logements construits chaque année guère supérieure à 300000. Cette situation accroît la tension sur le logement bien évidement mais met aussi les entreprises du bâtiment au plus bas.

Alors les missions d’information et groupes de travail se succèdent pour en analyser les causes qui sont pourtant, bien évidentes.

J’ai fait partie de la mission d’information sur la mobilisation du foncier privé en faveur de logement. C’est vrai qu’un foncier rare et cher, ou détenu de longues années en espérant le meilleur prix, est un réel facteur de blocage et de renchérissement des opérations de construction de logement.

Le rapport présenté en commission des affaires économiques par mon collègue socialiste Goldberg, rapporteur du groupe, propose un certain nombre de mesures dont je partage la pertinence mais il reconnaît et souligne surtout que la principale cause de la crise actuelle de la construction de logements est une crise de confiance provoquée par l’instabilité réglementaire, normative et fiscale de ces dernières années et pour ma part j’ajouterai l’accroissement des contraintes sur les propriétaires bailleurs, particuliers ou institutionnels, qui se sont alors retirés du secteur.

C’est à demi-mot un constat du bilan catastrophique des ministres Duflot et Pinel et qui ne risque pas d’être corrigé par Mme Cosse. Mais il est plus crédible que ce soit un député de la majorité qui le murmure.

Je ferai bientôt, avec ce même collègue, une mission d’application de la loi ALUR. Je pourrai alors juger sur pièces de la contribution de cette loi, que j’avais combattue, sur la crise du secteur.

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