« C’est tout le territoire qui coopère », plaidoyer pour la coopération décentralisée !  

Notre monde n’a jamais eu autant besoin de solidarité alors que tous les jours, des frontières se ferment, des conflits durent, des générations entières sont sacrifiées en étant exclues de l’accès aux services de base et que dans de telles conditions les chances de relever les défis du réchauffement climatique sont bien minces.

Peut-on ne pas quitter son pays lorsque l’on y ait persécuté, prisonnier, massacré ? Peut-on y envisager son avenir lorsqu’on n’y a accès ni à l’éducation, ni à la santé, l’eau, l’alimentation ? Peut-on dans cette situation se préoccuper de savoir si la terre se réchauffe et si demain ne sera pas pire encore?

Peut-on éviter, dans cette désespérance, qu’on ne se tourne alors vers les vendeurs de rêve, de revanche, de guerres qu’elles soient menées au nom de la religion, du nationalisme, ou simplement du pouvoir.

Quoi que nous pensions, quels que soient nos efforts pour maintenir nos niveaux de vie, nos emplois, pour donner un avenir à nos enfants, notre futur passe par la solidarité avec les pays les plus pauvres, les pays en développement.

Alors, s’il est urgent de remettre enfin à niveau l’aide publique française au développement, il est tout aussi primordial d’encourager les formes de solidarité, de coopération qui impliquent d’abord les habitants, les citoyens.

Si bien sûr, les dons aux grandes organisations caritatives gardent du sens, il faut faire des Francais des acteurs de coopération et de solidarité qui les amènent à comprendre le monde, à comprendre le sous-développement, à s’impliquer dans des projets, à être des acteurs de changement.

C’est pourquoi la coopération décentralisée des collectivités locales est un des vecteurs les plus efficaces de la solidarité. Même avec des moyens modestes, elle permet de réunir autour de la municipalité différents acteurs locaux dans une démarche de solidarité de long cours, dans une compréhension des mécanismes de sous-développement et des leviers qui permettent de l’enrayer. Elle fait des citoyens, des acteurs plus que des donateurs.

Cette coopération est possible dans chaque commune française, quelle qu’en soit la taille, dès lors qu’une conviction et une volonté politique existent.

C’est ce que ma commune, Houdan, et le Pays Houdanais s’efforcent de faire depuis bientôt vingt ans avec tous leurs acteurs locaux.

Alors que les moyens financiers des communes subissent les coups de boutoirs de l’Etat, il est capital que les communes ne renoncent pas à la solidarité internationale. Elles ne le feront cependant que si elles se sentent soutenues par leurs citoyens, par leurs contribuables.

C’est pourquoi, j’ai souhaité en appui à ce plaidoyer vous livrer l’histoire de la coopération entre Houdan, le Pays Houdanais et Baïla puis Suelle en Casamance au Sénégal, histoire qui a été retracée par YCID (Yvelines Coopération Internationale et développement).

Bonne lecture!

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