La coopération internationale : une chance pour nos territoires

A initiative d’un collègue, Bertrand Pancher, un colloque s’est tenu à l’assemblée nationale pour identifier les freins à la coopération décentralisée et les voies pour la rendre plus efficace, avec un regard particulier sur les possibilités ouvertes, il y a quelques années, par la loi Oudin-Santini.

Pour ma part, je pense, que s’agissant de la coopération décentralisée, les seuls freins sont ceux que se donnent les élus locaux eux mêmes. La coopération décentralisée est sécurisée d’un point de vue juridique.

L’expérience accumulée permet de conduire des projets dans de bonnes conditions et en diminuant les risques d’échec. Des sources de financement existent pour accompagner ces démarches et projets.

Alors pourquoi la coopération décentralisée entre collectivités locales ne décolle t’elle pas plus alors que tout montre que dans la situation internationale que l’on connaît il y a une extrême urgence à contribuer au développement.

avec André Santini, Jacques Oudin, Bertrand Pancher
avec André Santini, Jacques Oudin, Bertrand Pancher

Les responsables exécutifs locaux doivent considérer que la solidarité internationale est une compétence normale. Un maire, un président d’interco, de département peut-il imaginer que le développement de son territoire sera durable si le reste du monde ne va pas. Un plan de développement durable ne devrait il pas comprendre obligatoirement un volet solidarité?

Alors, il faut avoir le courage de la coopération décentralisée et il est d’autant facile de l’avoir que la population et les contribuables ont été sensibilisés, impliqués dans ces projets. C’est d’ailleurs une grande vertu de la coopération décentralisée de ne pouvoir exister avec sens que si la population en partage l’envie. La coopération décentralisée ne peut exister et se développer et durer que si elle inclut les différents acteurs du territoire.

Alors elle trouvera toute sa signification, celle de co-opérer, c’est à dire conduire ensemble dans la durée un projet durable. Ce sont bien les collectivités locales qui coopèrent, et leur rôle ne peut se limiter à apporter un financement à un opérateur aussi efficace soit-il. C’est aussi la condition pour que la coopération décentralisée soit une chance pour chacun des territoires partenaires.

Une bonne matinée dont il faut remercier Bertrand Pancher et Michel Lesage de l’avoir organisée.