À l’assemblée générale de la CAPEB

CAPEBLa semaine dernière, j’ai participé à l’assemblée générale de la Capeb, une des organisations professionnelles des artisans du bâtiment.

Au centre de leur débat, avec présence de la Direccte (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), la lutte contre le travail illégal et donc la concurrence déloyale.

Bien évidemment la question des travailleurs détachés venant d’autres pays d’Europe est dans ce domaine une question importante. Leur nombre officiel a augmenté de 25% en 2015 pour atteindre près de 300000. Ils ont augmenté parce qu’ils sont mieux contrôlés et se déclarent donc comme tels, ce qui permet à la Direccte de mieux contrôler et sanctionner tous les manquements aux horaires et durée de travail, d’hébergement, de charges, etc. Mais il y en a encore beaucoup de travailleurs détachés non déclarés officiellement.

Il n’est pas question de vouloir réduire la liberté d’aller travailler dans les différents pays européens mais il faut que les conditions de travail et de charges sociales du pays qui s’imposent alors.

Il faut aussi augmenter encore les moyens de contrôle de la Direccte pour mettre la pression sur les grands donneurs d’ordre, notamment publics, sur les sous-traitances en série.

Il s’agit aussi que les petites entreprises s’organisent pour dénoncer le recours non réglementaire aux travailleurs détachés.

Et puisque la sécurité sur les chantiers est une chose primordiale, souvent contrôlée et sanctionnée, pourquoi ne pas exiger que tous les employés sur ces chantiers parlent et lisent le français sans lequel on ne peut comprendre et appliquer les consignes de sécurité. C’est en tout cas une initiative qu’ont déjà pris un certain nombre de villes.

Si avec la commission européenne, le gouvernement prenait à bras le corps cette question des travailleurs détachés, il aurait beaucoup plus d’efficacité pour l’emploi des français qu’avec sa loi travail maintenant sans intérêt, refusée par tous et qui a déjà coûté tant à notre pays en paralysie des activités et en dégâts coûteux de tous ordres.

Si la CGT la refuse pour cause de cette fameuse « inversion des normes », la Capeb la refuse aussi parce que ses petites entreprises seront obligées d’inclure un représentant syndical extérieur dans leurs négociations de l’accord d’entreprises alors que ces petites entreprises vivaient jusqu’à maintenant souvent sans représentation syndicale et que le responsable de l’entreprise comme ses employés ne s’en portaient pas plus mal.

Législatives 2017 pour la 9ème circonscription des Yvelines

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