Pour que les communautés religieuses se rapprochent, soient solidaires face au terrorisme

13892292_1118995058160362_5458477752258931714_nLes cérémonies d’hommage au Père HAMEL se succèdent, comme après chaque acte islamiste barbare.

Mais cette fois ci quelque chose change, déjà constaté après l’assassinat du commissaire des Mureaux et de sa compagne. La communauté musulmane, depuis ses responsables jusqu’à ses fidèles ordinaires, dit haut et fort, dit en acte son rejet de ces barbares qui agissent au nom de leur religion mais qui n’en pratiquent aucune valeur. Des chrétiens et des musulmans défilent et protestent ensemble, partagent leurs prières, dans les églises et les mosquées.
Maintenant médiatisés, ces comportements ne sont cependant pas nouveaux sur le terrain. Ils sont déjà vécus au quotidien par les prêtres et les imams des Mureaux et de nombreuses initiatives de dialogue, d’entraide, d’actions communes existent déjà depuis longtemps dans nos communes.
Elles ne sont gênées que par la pression qu’exercent dans les quartiers les groupes extrémistes.

13627195_1118994781493723_630353893089283556_nAlors pour permettre à ce dialogue, à cette fraternité de se développer, pour permettre un futur dans nos quartiers, nos villes, notre pays, il ne faut aucune faiblesse vis à vis des associations islamistes radicales, leurs lieux de culte, aucune naïveté ni faiblesse vis à vis des individus en cours de radicalisation, des radicalisés, de ceux qui les attirent dans leurs filets, aucune complaisance vis à vis des étrangers condamnés sur notre sol.
Il faut aussi aider les musulmans de France à être indépendants des puissances islamiques étrangères qui utilisent la religion comme ressort de leur pouvoir sur leurs populations et comme raison de leur guerres régionales, qui alimentent Al Qaïda hier, Al Nosra ou Daesh aujourd’hui.

Mais pour faire tout cela il faut un Président, un gouvernement et des élus socialistes qui prennent les mesures qu’impose une situation de guerre. Lors du dernier vote de l’état d’urgence, juste après Nice, les députés d’opposition ont obtenu quelques avancées bien légères au regard des enjeux pour garantir la sécurité des Français.
Le Président freine sur toute nouvelle avancée invoquant tour à tour l’anticonstitutionnalité, la non conformité au droit, la restriction des libertés.
Nous devons garantir la sécurité des Français et cela peut passer par quelques restrictions bien minimes de nos libertés.
Pour le faire nous devons adapter notre droit pour la période nécessaire, y compris par une réforme constitutionnelle si il le faut. François Hollande nous a distrait avec la réforme constitutionnelle pour la déchéance de nationalité qui a réellement amusé les djihadistes et il ne pourrait pas engager aujourd’hui ce qui serait nécessaire à la sécurité des Français!

En attendant, avec le groupe des Républicains à l’Assemblée nous venons de déposer une proposition de loi pour donner à nos forces de sécurité et à la justice les outils adaptés pour livrer la lutte totale contre les djihadistes. La place d’un djihadiste ou d’un apprenti djihadiste, d’un de leur recruteurs, c’est la prison! Et en prison il doit être privé de toute possibilité de correspondance par réseaux sociaux. Tout étranger en lien avec des réseaux terroristes doit être expulsé. Nous verrons quel accueil sera réservé à notre proposition de loi par le gouvernement et nos collègues socialistes.

Le bien vivre ensemble que chacun appelle de ses vœux et qui se vit déjà sur le terrain a besoin qu’on neutralise le plus rapidement possible tous ces barbares programmés pour tuer et pour le rendre impossible.