La primaire de la droite et du centre, c’est parti !

Les primaires font désormais partie du système politique français parce que pas plus à droite qu’à gauche, un ou une candidate ne s’impose naturellement à l’évidence.

Cette campagne de la droite s’est ouverte, il y a huit jours, avec une violence que je redoutais. Les mots prononcés étaient durs, souvent blessants alors que les candidats s’étaient engagés à n’avoir que des débats d’idées, de programmes, de méthodes de gouvernement et de ne pas attaquer les personnes.

Bien évidemment, ils promettent tous qu’ils seront unis derrière celui qui gagnera, mais comment croire que cela sera sincère quand on se lance de telles attaques, quand on a de telles revanches à prendre.

Et c’est bien l’un des pièges de la primaire, si elle n’était qu’une machine à diviser! Alors on commence à demander un code d’éthique et de respect et un engagement pour que tous les candidats se réunissent bien derrière le vainqueur. Un code de bonne conduite! Pas sur que cela suffira!

Nul doute que la primaire imposée à gauche à Hollande ne sera guère brillante. Le ton est déjà donné entre les différents participants potentiels et on voit déjà que Mélanchon, comme Macron sans doute, veulent exister dans une présidentielle et non dans une primaire, car ils défendent des positions idéologiques qui ne sont pas solubles dans une primaire.

Mais à droite, nous ne sommes pas sur des clivages idéologiques lourds comme ceux qui opposent frondeurs, écologistes, fronts de gauche à Hollande, Valls et Macron.

Alors les candidats à la primaire de la droite doivent être des concurrents et non des adversaires. Peut être que sera le cas, si les écuries des différents candidats ne rajoutent pas des petites phrases à celles de leur champion.

Dans ce contexte, les militants, les français de la droite et du centre, quel que soit leur champion, doivent exiger que cette compétition soit au service de la France et non d’égos ou d’égoïsmes.  Pour cela il nous faut aussi éviter de reprendre à notre compte ces attaques, ces phrases.

Tenons compte dans nos futurs choix, de leur diagnostic sur notre pays, de l’ambition qu’ils ont pour lui, leurs propositions, leurs méthodes de gouvernement, de leur capacité à rassembler, plus que des gifles et des coups de griffes qu’ils se seront donnés.