Les policiers manifestent aux abords de l’assemblée nationale avant que leurs syndicats rencontrent François Hollande

Le mouvement de colère des policiers de France ne s’essouffle pas. Ils se mobilisent avant la rencontre de leurs syndicats avec le Président Hollande en fin de journée.

Il faut toujours un événement tragique, un événement inacceptable, qui dépasse la raison et l’entendement pour faire sortir spontanément dans la rue une corporation qui est soumise au devoir de réserve encadrant durement droit de grève, droit de manifester, droit de retrait.

Et ces policiers qui sont allés dans la rue depuis quelques jours n’avaient envie ni de récupération par les syndicats ou les partis politiques. Ils n’ont pas non plus envie de bons mots de leur hiérarchie, Ministre compris, qu’ils accusent justement de ne pas avoir eu depuis des années le diagnostic juste ou du moins la volonté d’y répondre concrètement.

Cet événement déclencheur, c’est la tentative d’homicide volontaire de Viry Châtillon commise par ces voyous de la zone voisine de la Grande borne que l’on peut dans les faits qualifier de zone de non droit, voyous que l’on a pas encore identifiés.

Alors c’est certain, François Hollande annoncera des renforcements d’effectifs, des amélioration et sécurisation des locaux, véhicules et équipements, des armements. Que ne l’a t’il fait depuis deux ans, depuis que la vague terroriste en a démontré l’absolue nécessité. Il est aussi certain qu’il leur promettra qu’il ne passeront plus leur temps à faire des gardes statiques qui pourraient être faites par d’autres!

C’est un peu tard mais c’est bien.

Ce qui tient au cœur de nos policiers, c’est qu’ils soient plus protégés notamment en les alignant sur le régime de la légitime défense de la gendarmerie, face à des gens qui veulent attenter à leur vie délibérément. Ce qui leur tient à cœur c’est que leur autorité soit rétablie. L’autorité, lorsqu’elle n’est plus obtenue naturellement doit être imposée par des peines appliquées à l’encontre de ces délinquants qui les narguent, les menacent eux et leur famille, de ces délinquants, qu’ils traquent, qu’ils arrêtent mais dont la prise en charge judiciaire et pénale n’est à la hauteur des enjeux et des dangers.

Ces mêmes délinquants et voyous sont les mêmes qui agressent les personnels médicaux, les enseignants dans ce qui étaient les refuges que constituent les hôpitaux, les écoles.

Voilà ce à quoi vous devez vous engager ce soir Monsieur Hollande: neutraliser les hors la loi des zones de non droit!