Assises de la coopération décentralisée franco béninoise à Cotonou

14937241_1756489154616447_8607963207877262241_nDeux journées à Cotonou pour participer à la deuxième édition des « Assises de la coopération décentralisée franco béninoise », la première édition ayant eu lieu en 2010.

J’y participe en tant que Député, membre du groupe d’amitié parlementaire France Bénin, président d’Ycid et je suis intervenu au nom de Cités unies France.

Cette coopération décentralisée franco béninoise est solide. L’émergence progressive des collectivités locales, la solidité des processus électoraux renouvelés et respectés, la stabilité du pays, la confiance des bailleurs expliquent cette robustesse.

J’ai présenté les facteurs contradictoires qui traversaient notre pays vis à vis de la coopération décentralisée. Les drames du moyen orient, la conscience des conséquences du réchauffement climatique, la réalité des migrations massives entraînent une attitude contradictoire: repli sur soi, populisme d’un côté et de l’autre plus grande conscience de l’état du monde, de la nécessité d’une solidarité avec les pays les plus pauvres et d’une intensification de l’aide au développement. Conscience égoïste ou altruiste de cette nécessité incontournable.

Mais la méfiance des Français persiste vis à vis des grands projets de coopération, des gouvernements des pays visés, de la corruption, etc.

Et de nouveau des attitudes contradictoires, plébiscitant la coopération directe à la base entre collectivités d’un côté mais attaché quand même à ce qu’au niveau local on privilégie  » la Corrèze au Zambèze » dans un contexte de finances locales plus rares. Les élus sont donc au cœur du maintien de la coopération décentralisée alors qu’au delà de la baisse des ressources budgétaires, ils sont entraînés dans le tourbillon des réformes de l’administration territoriale. L’Etat comme l’AFD doivent dans ce contexte se mobiliser pour accompagner la relance de la coopération décentralisée.

En tout état de cause, les accords de coopération entre collectivités françaises et béninoises sont nombreux et traitent des problématiques de base du développement territorial: gestion des eaux de ruissellement, des déchets, développement de l’intercommunalité, accroissement des ressources des collectivités, registre foncier, etc

Tous ces projets ont été présentés, discutés au cours de ces deux journées. Les Yvelines y ont largement contribué avec Guyancourt qui coopère avec Comé sur le registre foncier et le Département des Yvelines en appui au groupement intercommunal de Mono, sur la gestion de la filière déchets

À souligner, l’excellente organisation de ces assises !