Pour l’alternance avec le programme de François Fillon

Au milieu de la folle séquence que nous avons connue entre le mercredi du Salon de l’agriculture et la décision du comité politique du lundi 6 mars, j’ai écrit et publié ce que je pensais de la situation dramatique que connaissaient la droite et le centre à la veille d’un scrutin capital pour notre pays.

Pendant cette même période, des responsables politiques de la droite et du centre assumaient par conviction leur retrait de la campagne de François Fillon, d’autres parmi nos grands leaders se proposaient de rencontrer François Fillon pour lui proposer une « porte de sortie honorable », d’autres encore préparaient l’alternative Juppé, sans parler de ceux qui, par ambition personnelle, se sont retirés, spéculant sur la déroute possible d’un parti en ruines.

Pour ma part, croyant au programme, mes doutes reposaient sur le fait qu’il soit audible pendant la campagne et applicable dans une victoire nette et massive.

Voilà la réalité des choses.

Voilà pourquoi il aura fallu convoquer un comité politique afin de rendre une décision unanime pour soutenir François Fillon.

Voilà ce que traduit très bien Gérard Larcher dans l’interview tout à fait franche qu’il a accordée à France Inter mardi dernier.

Moi, ma position je ne l’ai pas prise en fonction des conclusions d’un comité politique, d’un plan de carrière, d’une posture. Depuis cinq ans je m’attache en tant que Député à faire preuve de clarté et de transparence sur les raisons qui m’amènent à prendre certaines positions. Je considère qu’avoir le courage de ses opinions est un devoir pour un élu de la Nation. Alors c’est vrai, étant candidat aux législatives, j’aurais plutôt eu intérêt à ne pas prendre position pour ne heurter ni les uns ni les autres et à donner ma décision une fois la tempête passée comme beaucoup l’ont fait. Mais vous savez combien il me tient à cœur de rendre compte des choix que je fais dans le cadre du mandat qui m’a été confié.

Et les raisons qui m’ont poussé à faire ce choix sont les mêmes qui me font écrire ces lignes aujourd’hui, l’honnêteté et la sincérité.

Ce qui m’importe c’est la France, c’est le programme que portent la droite et le centre, c’est que nous rompions enfin avec la gauche dans notre pays sans le livrer au Front National qui en ruinerait l’âme, le rayonnement et l’économie, ni à l’équipée hasardeuse dans laquelle l’entraînerait la caravane Macron avec ses équilibristes, ses illusionnistes, ses jongleurs, ses clowns, ses dresseurs d’ours…

Alors oui je ferai campagne pour le programme porté par François Fillon, pour que la droite et le centre puissent remettre notre pays sur le chemin du renouveau, de la croissance, pour que nos jeunes puissent avoir de nouveau envie d’y rêver, s’y épanouir, y faire fructifier leurs talents. Oui je ferai campagne pour le rétablissement de l’autorité, pour la défense de nos citoyens, pour que tous les Français retrouvent la fierté de l’être, avec leur histoire, leurs valeurs, leurs racines.

Oui je ferai campagne pour l’alternance avec le programme de François Fillon !