Bilan de Mandat : Mes actions en faveur de la SANTÉ

Dans une circonscription telle que la nôtre, rurale à plus de 80%, la désertification médicale est un enjeu social de premier rang elle ne l’est pas moins dans certaines zones urbaines.

A ce titre, certains constats s’imposent à nous, et il est essentiel de ne pas nous voiler la face car il s’agit de la santé des français. Le besoin de revalorisation de certaines professions médicales qui devraient jouer un rôle moins subalterne dans la filière de diagnostic et de prise en charge.

La question de la juste rémunération des actes médicaux au premier rang desquels ceux pratiqués par les médecins généralistes. Les difficultés de remboursement des soins dentaires et optiques, et des dépassements d’honoraires. Le déficit, mal chronique dont les hôpitaux sont victimes. Déficit qui touche aussi la branche maladie de la sécurité sociale année après année en raison de l’absence de maîtrise des coûts. Et la liste est encore longue.

Face à tout cela, le Gouvernement a multiplié les erreurs et les fausses bonnes idées. En généralisant le tiers payant, le gouvernement socialiste a augmenté sans compensation les tâches administratives des médecins au détriment du temps médical, et va faire disparaître chez les Français toute notion de coût de la santé. En élargissant encore le nombre de bénéficiaires de la gratuité des soins (CMU-c, AME), il a accru l’inégalité au détriment des classes moyennes qui cotisent plus et sont de plus en plus mal remboursées. La généralisation de la complémentaire santé obligatoire a conduit à la fois à augmenter le coût des complémentaires, tout en faisant baisser les remboursements et augmenter les impôts. Professionnels de la santé, assurés sociaux, retraités ont tour à tour été les victimes d’une vision idéologique de la santé et leurs protestations sont restés vaines face au mépris de Marisol Touraine qui a réussi l’exploit de mettre d’accord l’ensemble des professions médicales contre elle en cinq ans.

Et lorsqu’il a engagé des réformes pertinentes comme le regroupement des établissements en Groupement Hospitalier de Territoire, le Gouvernement l’a fait, comme à son habitude, sans concertation avec les élus locaux, sans soutien budgétaire ou politique et en laissant aux collectivités (déjà tenaillées par la baisse des dotations) la charge de mettre en œuvre, coordonner, financer, développer l’offre médicale locale en organisant maison médicales de santé, centre de santé, etc.

A l’AssemblĂ©e

Fort de mon expérience de président du conseil d’administration de l’hôpital local de Houdan et de mes contacts avec l’ensemble des professions médicales, j’ai pu, sans en être un spécialiste, relayer leurs préoccupations, défendre la protection qu’offre notre système de santé, ou encore participer aux débats sur les réformes hospitalières. Je suis intervenu plus spécifiquement dans le débat sur les soins palliatifs, dont l’hôpital de Houdan a une grande expérience. J’ai aussi interrogé les ministres sur l’évolution du statut des centres de santé ou sur la démarche des Groupements Hospitaliers de Territoire.

AlertĂ©s par les professionnels concernĂ©s, j’ai Ă©galement saisi la ministre sur la capacitĂ© des professions libĂ©rales Ă  souscrire une prĂ©voyance santĂ© couvrant la perte d’exploitation en cas de maladie ou qui ont des problèmes de santĂ© aggravĂ©s. De mĂŞme, j’ai interrogĂ© le Gouvernement sur le nombre grandissant de violences auxquelles sont confrontĂ©es les infirmières ou les services d’urgence.

Ma préoccupation s’est aussi tournée vers le financement du traitement de « grandes maladies » comme l’épilepsie et les cancers pédiatriques.

Sur le terrain

Aux fausses bonnes idées du Gouvernement, établies dans les bureaux parisiens, et qui, bien sûr, se passent de concertations préalables avec les élus et la communauté médicale locale, nous nous devons d’opposer le pragmatisme du terrain, la logique de nos territoires. C’est ce que, en substance, j’ai pu passer comme message lors de ma question orale au Ministre des Affaires Sociales et de la Santé mais c’est aussi ce que j’applique comme Maire de Houdan, et Député.

J’ai voulu tout au long de mon mandat défendre les médecins, sages-femmes, infirmières et l’ensemble du corps médical et les aider au développement d’une offre médicale locale.

J’ai reçu les pharmaciens, préoccupés par les annonces de la réforme Macron et ai souhaité aller également à la rencontre des opticiens pour un échange très instructif.

J’ai souligné et soutenu l’engagement des communes et intercommunalités qui en dépit de la crise des finances locales se substituent à l’Etat pour maintenir ou réinstaller une offre médicale locale

Les équipements que j’ai pu inaugurer à Condé-sur-Vesgre, à Orgerus, à Septeuil ou visiter à Bouafle répondent de manière adaptée aux services attendus par la population en zone rurale.

Comme le centre de santé de l’hôpital de Houdan, ces réalisations montrent l’incontournable coopération à établir entre collectivités, hôpitaux de proximité et praticiens libéraux. Cela devrait conduire les élus à définir volontairement en zone rurale un maillage d’équipements médicaux complémentaires et offrant toute la gamme de services répondant au parcours des patients. Et, je me suis toujours engagé à défendre une territorialisation des politiques de santé.

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