Bilan de Mandat : Mes actions en faveur des PERSONNES HANDICAPEES

Les personnes handicapées physiques ou mentaux, provoquent parfois le regard naturel étonné des enfants ou leurs moqueries, le dédain ou le regard d’évitement de certains adultes. Ils ne sont en réalité que des « personnes autrement capables », autrement capables d’attention au monde, d’élégance, de séduction, de faire du sport, de travailler, de peindre de sculpter, de faire rire, d’aimer. « Autrement capables » mais peut-être avec plus d’énergie et d’envie encore que les gens capables naturellement, à condition néanmoins que la société, les comportements, les règles de vie communes prennent en compte cette potentialité d’être capables autrement.

Alors il faut bien sûr rendre accessibles trottoirs, commerces, services, transports, il faut bien évidemment faciliter l’insertion au travail et assurer des revenus décents. Mais il faut surtout changer notre regard et se dire qu’il n’y a pas une personne en incapacité mais une personne en capacité différente et permettre à cette capacité différente de se déployer dans tous les domaines y compris dans le domaine affectif et amoureux. Oui, les personnes handicapées ont une capacité à aimer et être aimée.

C’est cette reconnaissance globale de nos concitoyens autrement capables qui doit être au cœur de notre société. Elle lui gardera son humanité.

Nous  devons sensibiliser nos enfants à considérer, dès leur plus jeune âge, le handicap sous cet angle d’une personne « autrement capable ». Ces enfants, eux, pendant longtemps ne font pas attention à la couleur de peau, au handicap, aux conditions sociales de leurs copains de classe. Il faut leur permettre d’ancrer profondément cela dans leurs esprits avant que les codes et comportements stigmatisants et excluants de la société adulte ne les rattrapent. Il faut aussi que le législateur se rappelle tout le temps que les personnes handicapées ne sont que des personnes autrement capables.

A l’Assemblée

Je suis intervenu plusieurs fois au cours de mon mandat sur la question du handicap. Ces interventions ont fait suite à ce que j’ai pu constater sur le terrain mais aussi et surtout grâce aux personnes handicapées ou celles qui les accompagne, car elles sont les premières à constater de manière concrètes ce qui ne fonctionne pas ou ce qui manque sur le terrain.

Avec mes collègues du groupe Les Républicains nous avons eu à cœur de défendre des initiatives de bon sens bien que celles-ci se soient souvent heurtées aux refus de la majorité. Je pense ici au fait de réserver prioritairement les rez-de-chaussée dans les logements sociaux aux personnes handicapées ou, par exemple, lorsque nous avons proposé de permettre aux personnes handicapées moteur ou aux personnes domiciliant une personne handicapée moteur de bénéficier d’un prêt à taux zéro pour le financement de travaux d’aménagement de leur résidence principale des exemples comme ceux-ci de propositions rejetées par la majorité sont malheureusement nombreux mais nous n’avons pas abandonné pour autant.

J’ai aussi interrogé à plusieurs reprises le Gouvernement par exemple sur la prise en charge de l’épilepsie, une pathologie souvent oubliée ou encore sur la situation des professions libérales souhaitant souscrire à une prévoyance santé couvrant la perte d’exploitation en cas de maladie ou de problèmes de santé aggravés.

Enfin, même si cela peut paraître éloigné de la question, la défense des handicapés était aussi une des raisons pour lesquelles nous nous sommes battus contre la baisse des dotations aux collectivités, et en particulier aux départements à qui l’Etat a transféré progressivement la charge financière de la solidarité (ce qu’ils ont accepté par sens de l’intérêt général) mais sans y adjoindre les moyens.

Sur le terrain

Lorsque l’on est élu d’un territoire rural, on se rend très vite compte des difficultés que rencontrent les personnes handicapées dans leur vie de tous les jours. Les distances sont longues, les services ferment et les mises aux normes coûtent cher aux petites communes qui veulent souvent bien faire mais se retrouvent contraintes par manque de moyens. Face à cela, le citoyen que je suis ne peut être satisfait de cette situation, et c’est pour cela que je continuerai à me battre en tant qu’élu.

Cependant, s’il y a une chose dont on peut être fier et que j’ai pu constater dans nos territoires c’est que personne ne baisse les bras, que la solidarité s’organise et que les personnes travaillant dans le milieu social méritent notre plus grand respect. Je pense ici aux Maisons de Lyliane à Richebourg, au travail que nous avons fait sur l’accessibilité dans les commerces, ou encore au travail de la Fondation Mallet. Ce ne sont ici que quelques exemples des personnes que j’ai eu plaisir à accompagner et à aider à chaque fois que je l’ai pu au cours de ce mandat.

Enfin, j’ai été touché et impressionné par le travail de l’association « Les Enfants du Soleil » qui est basée au Mureaux et qui lutte avec courage pour une plus grande reconnaissance et une meilleure prise en charge de l’autisme au Maroc. J’ai eu l’honneur de pouvoir les accompagner pour une courte mission au Maroc où j’ai été témoin de leur engagement. Cette question de l’autisme je l’ai aussi abordée au Centre Ressource Autisme Ile-de-France (CRAIF) qui fait un travail formidable d’accompagnement et de conseil auprès de tous ceux qui sont préoccupés par cette question, personnes présentant des troubles autistiques, familles, associations, praticiens, structures d’accueil.

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