Mes engagements // « La France doit protéger ses valeurs, ses racines, ses libertés… »

Le terrorisme a encore frappé chez nos amis britanniques : plus de 20 morts à Manchester. À aucun moment notre vigilance ne doit faiblir. La coopération européenne doit encore se renforcer et la lutte contre la radicalisation doit être une priorité nationale. Comme je l’ai fait durant toutes ces années, je soutiendrai la fermeté d’un Gouvernement, quel qu’il soit, sur ces questions.

… en luttant contre les fondamentalismes religieux, le terrorisme, où qu’ils soient…

Début 2013, j’ai voté sans hésitation l’intervention militaire au Mali ainsi que les suivantes au Sahel. La France y défend des valeurs, y défend des populations qui seraient rapidement asservies par la barbarie djihadiste, y défend la démocratie, y défend des pays pris en tenaille entre les tenants d’Al Qaida et de ses succursales au Nord et ceux de Boko Haram au Sud. Mais en même temps, j’ai toujours demandé que l’effort de guerre mené par la France puisse être pris en charge par l’Europe.

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J’ai toujours demandé que la France prenne part à la coalition contre Daech, qu’elle ne stigmatise pas la Russie, qu’elle ne se trompe pas sur les gentils rebelles syriens, sur la duplicité turque.

J’ai toujours demandé qu’elle réexamine ses alliances avec les pays du Golfe, inspirateurs et soutiens indirects ou directs de l’Etat Islamique.

Toute l’action extérieure de nos armées sur différents terrains force le respect, l’admiration et la reconnaissance mais oblige aussi à constater que les moyens mis à leur disposition ne sont pas à la hauteur.

C’est cette lutte contre les forces islamistes à l’extérieur qui a valu à notre pays en représailles ces vagues d’attentats jamais connues depuis ceux de Charlie Hebdo en janvier 2015. Dès ce moment, j’ai souhaité que l’on assure notre sécurité collective et ai voté la mise en place, malheureusement trop tardive, de l’état d’urgence et ses reconductions successives. J’ai aussi voté toutes les mesures renforçant les moyens de la lutte anti-terroriste, la répression des djihadistes et cela était d’autant plus facile que nous les réclamions à cor et à cri à un Gouvernement sourd. Mais je n’ai pas voté la déchéance de la nationalité, mesure inefficace et simplement populiste.

Ces vagues d’attentats ne voulaient pas seulement sanctionner notre engagement sur tous ces théâtres d’opération, elles voulaient condamner nos valeurs, nos racines, notre façon de vivre, nos libertés, notre laïcité.

Elles souhaitaient attiser les haines des français entre eux.

Rendons hommage à nos gendarmes, nos policiers, nos forces de secours qu’il ne faut pas simplement applaudir de manière furtive mais soutenir aussi alors qu’on les accuse de toutes les violences pendant que des petits caïds essaient de les brûler vifs dans leurs voitures. Cette haine du flic, dont se sont rendus complices certains syndicats, je l’ai dénoncée au lendemain de l’assassinat du commissaire des Mureaux. Car ce meurtre abominable doit nous rappeler une chose : derrière ces uniformes, ce sont des hommes, des femmes, des familles qui sont touchés, et nous ne pourrons jamais tolérer qu’ils le soient, de la rue jusque dans leur foyer.

Des horreurs commises par l’Etat Islamique à celles des djihadistes en France et à travers le monde, il s’agit avant tout d’une persécution générale contre les religions autres que l’Islam et même l’Islam s’il n’est pas pratiqué dans toute la rigueur salafiste ou wahhabite. Et c’est pourquoi, je réclame la fermeture des associations culturelles qui prêchent la haine et une formation des imams qui respecte la laïcité. C’est aussi la raison pour laquelle je m’associe à toute initiative qui permet le dialogue interconfessionnel dans nos quartiers.

C’est pourquoi je me suis associé aux groupes de défense des Chrétiens d’Orient mais aussi du Nigéria et ai effectué avec la CHREDO une mission en Irak, Syrie et Liban pour les rencontrer. Mission au retour de laquelle nous avons déposé et fait adopter une résolution pour que le Gouvernement français saisisse le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies en vue de reconnaître le génocide perpétré par Daech contre les populations chrétiennes, yézidies et d’autres minorités religieuses en Syrie et en Irak et donne compétence à la Cour pénale internationale en vue de poursuivre les criminels.

Je vous invite également à consulter mon bilan de mandat

… et en s’engageant résolument dans l’aide au développement !

Les Français ont conscience que le sous-développement et la misère qui atteignent des zones entières du monde sont une bombe à retardement qui condamne par avance tout bien-être durable dans notre propre pays. A quoi sert dans ces conditions de débattre pendant des heures et légiférer sur le tiers payant, l’âge de la retraite ou le taux de TVA si le reste du monde va mal. Les Français sont conscients que notre avenir durable est en très grande partie dépendant de l’état du monde, de la mondialisation des échanges, des conflits qui s’y déroulent, des dérèglements climatiques, du sous-développement, de la pauvreté.

La solidarité internationale et l’aide au développement s’imposent donc comme une condition de notre futur ici, dans nos villages et dans notre pays.

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La lutte contre la pauvreté, l’accès aux services de base (eau potable, assainissement), à l’éducation, la santé, l’alimentation sont à terme l’unique moyen d’enrayer l’émigration de survie qui s’impose à ces populations.

L’aide au développement s’impose aussi pour lutter contre les obscurantismes et contre la radicalisation en favorisant la démocratie, en luttant contre la corruption, en renforçant la sécurité. L’aide au développement doit accompagner nos interventions militaires extérieures et être à la base des dynamiques de sorties de crise

L’aide au développement est aussi une condition indispensable pour tenter de limiter le réchauffement de la terre en permettant aux pays les plus pauvres et en forte croissance d’accéder rapidement aux technologies les plus propres.

Elle est enfin une condition pour y générer un développement économique autonome.

Enfin la coopération technique doit aussi permettre la mise en avant de nos savoirs-faire pour ouvrir des perspectives d’affaires pour nos entreprises.

Il faut donc mettre la France en coopération et en solidarité avec les pays les plus pauvres. L’Etat qui doit enfin accorder un budget à la hauteur des engagements pris, les collectivités locales, les ONG, les diasporas de ces pays, les entreprises.

Ce fut l’un de mes combats à l’Assemblée, un combat partagé avec des députés de toutes sensibilités politiques, un combat pour une France plus engagée dans l’aide au développement, un combat que j’entends poursuivre demain.

Mon engagement soutenu sur ces questions a été reconnu et j’ai présidé le groupe d’étude parlementaire « Coopération et Aide au Développement » et j’ai été désigné en ma qualité de député, membre du conseil d’administration de deux belles institutions que sont l’Agence Française de Développement (AFD) et Expertise France.

Je vous invite également à consulter mon bilan de mandat sur l’aide publique au développement