Une belle fête pour un lendemain de défaite

Le 18 juin au soir, j’ai perdu l’élection législative dans la 9ème circonscription des Yvelines. Je l’ai perdu par 54,5 % à 45,5 % en dépit d’une très belle remontée de voix entre les deux tours.

Je pouvais pourtant m’honorer d’un bon mandat, d’un travail reconnu tant à l’assemblée que sur le terrain, d’une communication qui avait permis tout au long du mandat de faire connaître largement mes prises de position et mes actions, de réunions publiques permettant d’expliquer et de débattre.

Et puis nous avons fait une excellente campagne avec une équipe resserrée et compétente aux commandes pouvant s’appuyer sur deux à trois cent relais pour distribuer, coller, tracter, pouvant s’appuyer sur des maires, des agriculteurs, des responsables associatifs expliquant à leurs habitants, à leurs adhérents, le travail effectué.

Je veux ici les remercier toutes et tous et leur dire mon amitié fidèle.

Alors la défaite doit être amère, me dit on souvent!
En fait non, car c’est le Président Macron qui m’a battu, ce n’est pas Bruno Millienne, son candidat local modem franchisé et son kit de campagne fourni avec mode d’emploi. S’il s’était présenté sous son seul nom et sa seule étiquette, il aurait été balayé.
Qu’aurait il pu dire alors? Qu’élu municipal à Jumeauville, il séchait une séance sur deux, qu’élu conseiller régional depuis deux ans sur la liste de Valérie Pécresse, il n’avait pas trouvé le temps de visiter les maires, ..

Non je ne suis pas amer, car ce mandat et cette campagne m’ont permis de rencontrer tant de belles personnes, de jeter des passerelles entre les différentes parties de notre territoire, de pouvoir faire évoluer des situations bloquées, d’accompagner de belles causes et de beaux combats. Merci à tous ceux qui, bien au-delà des sensibilités politiques, avaient compris mon travail et mon engagement, à tous ceux qui m’ont apporté leurs suffrages pendant cette législative.
Et quelle satisfaction de faire plus de 65% dans la commune dont on est Maire depuis 22 années!

Mais quand on perd, les jours qui suivent la défaite sont très occupés.

Le Député sortant doit vider ses bureaux de l’assemblée, changer les abonnements de téléphone, vider sa permanence sur le terrain, licencier son équipe de collaborateurs si précieuse, organiser ses archives, donner les meubles et matériels de bureau à des associations, …

Le candidat malheureux doit consoler ses équipes, remercier ses soutiens, libérer son local de campagne et dresser ses comptes de campagne avec tous les justificatifs pour se les faire rembourser.

Pas beaucoup de temps pour être amer car il faut aussi aider ses collaborateurs à retrouver un travail.

Alors tout cela ayant été fait, il était important pour moi de réunir tous les soutiens, tous les amis pour une nouvelle belle fête que nous renouvellerons chaque année. Une belle fête où mon équipe m’a offert une émouvante affiche souvenir avec une photo prise le soir de la défaite. Et puisque nous étions dans le parc de Boissets ils m’ont aussi fait un beau clin d’œil en m’offrant une bouteille d’Armagnac de 1978, date à laquelle j’ai été élu Maire de Boissets.

Et puis je dois aussi me remuer pour retrouver des fonctions, des engagements qui correspondent à mes envies et mon expérience. Je n’étonnerai personne en vous disant que c’est dans le secteur de la coopération et de la solidarité internationale que je prospecte actuellement.

Mais naturellement mon attachement à notre région restera intacte et je resterai au service de tous ceux qui le souhaiteront.

Merci à toutes celles et tous ceux qui depuis cinq ans ont montré leur intérêt à mes activités de député. Il m’a été précieux.